lu en Mai 2019: lenteur- Le jeune homme qui voulait ralentir la vie

Max GENÈVE, Le Jeune homme qui voulait ralentir la vie (2014)

Né en 1945, cet écrivain peu connu a écrit une vingtaine de livres et nouvelles, dans des genres très différents, du fantastique au policier, en passant par l’érotique.

Benoît, vingt ans, appartient au grand peuple des lents ; il prend la vie comme elle vient. Il va même jusqu’à considérer que la lenteur peut se révéler un véritable art de vivre. Il aime lire et son imagination lui permet d’échapper aux servitudes de son emploi de magasinier dans une quincaillerie de la rue des Pyrénées. Enrôlé par monsieur Belon, inspecteur de police à la retraite, qui fait partie du Mouvement pour la Promotion de la Lenteur, il poursuit en songe des voyages sur les mers australes, tout en méditant. Continuer la lecture de « lu en Mai 2019: lenteur- Le jeune homme qui voulait ralentir la vie »

lu en mai 2019: lenteur- les fainéants dans la vallée fertile

Albert COSSERY, Les Fainéants de la vallée fertile (1948)

Peu de lecteurs sont allés au bout de ce roman  atypique.

Une adaptation théâtrale et un film ont été tirés de ce texte. Cet écrivain Égyptien (1913-2008) a vécu en France et a écrit ce roman directement en français . Il s’est inspiré de sa propre famille, propriétaires terriens vivant de leurs rentes et se dispensant donc de travailler. Albert Cossery lui-même n’a que brièvement travaillé comme steward sur les bateaux d’une compagnie transatlantique avant de devenir écrivain.

Ce roman à contre-courant de la rapidité prônée à notre époque dans tous domaines,  situe « l’action » dans une petite ville de la vallée du Nil. Trois frères vivent dans la maison de leur vieux père Hafaz, pratiquement grabataire, avec leur oncle Mustapha (qui a dilapidé sa propre fortune) et Hoda, la fille à tout faire. Continuer la lecture de « lu en mai 2019: lenteur- les fainéants dans la vallée fertile »

lu en mai 2019: lenteur -histoire d’un escargot…

Luis SEPULVEDA : Histoire de l’escargot qui découvrit l’importance de la lenteur

Sepúlveda, auteur Chilien né en 1949, nous livre ici un conte très poétique, dans une langue très simple puisqu’il s’adresse avant tout aux enfants (et à ses propres enfants). Nous avions évoqué lors d’un atelier précédent (janvier 2019) l’Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à voler. Nous retrouvons dans ce conte les animaux et l’idée de solidarité. Continuer la lecture de « lu en mai 2019: lenteur -histoire d’un escargot… »

Ecrits en mai 2019 : enchaînements

C’était un jour gris et je m’ennuyais. Développez l’histoire comme un jeu de causes et de conséquences en utilisant alors, donc, et, et donc, parce que, puisque, c’est pourquoi, comme, ainsi.


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Comme c’était un jour gris, alors j’étais morose, je n’avais pas envie de sortir et je m’ennuyais.

Alors, je pris un livre dans la bibliothèque, sur le rayon du haut et parce que la pile était en équilibre instable, tout s’écroula sur mes pieds. Puisque c’était comme ça, je décidais de me recoucher avec une tasse de thé. Je me dirigeai donc vers la cuisine et à ce moment précis, la sonnette retentit. J’ouvris la porte et découvris ma voisine qui avait bien l’intention de me raconter par le détail ses récentes aventures. Parce que je n’avais aucune envie de l’écouter, je prétextai un rendez-vous téléphonique pour la congédier. C’est pourquoi je remontai quatre à quatre les escaliers et me tordis vilainement la cheville. Je parvins alors à clopiner jusqu’à la cuisine où je m’effondrais sur une chaise en maudissant la terre entière. Je réussis quand même à me préparer une tasse de thé et à retrouver mon lit sur lequel je dus rester quelques jours pour laisser le temps à ma cheville de dégonfler. C’est ainsi que s’acheva mon triste week-end pascal.

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Ecrit en Mai 2019: homophonie approximative 5

Jeu n°1 : Homophonie approximative

Une homophonie établit un rapport entre des mots et des expressions différentes qui se prononcent de la même façon. Ici il ne s’agit pas de trouver une homophonie absolue mais une expression qui ressemble à celle de départ :

Exemples : la cuillère à café / l’écuyère a cafté

Pour l’exercice : choisir une phrase parmi les suivantes, trouver une homophonie approximative (ou plusieurs, pourquoi pas) . Ecrire une histoire qui commence par la première phrase et se termine par la phrase homophonique :

Jeu 5 Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme

MON VERRE EST PLEIN D’UN VIN TREMBLEUR COMME UNE FLAMME.

Je bois cet alcool brûlant comme ma vie

Et las de ce monde je crois sauver mon âme

En buvant comme une liqueur cette eau-de-vie .

Les trains ponctuèrent le temps de mon enfance,

Mon père était chef de gare en pays occitan,

Je vis dans une gare jusqu’à mon adolescence,

La guerre va en changer le déroulement.

Mes études écourtées j’ai une vocation

Géomètre, j’arpente sur tous les continents,

A Marseille, à la Martinique, au Gabon.

Las d’outre-mer, avec mon épouse, sagement

Retour au pays où nous avons une maison.

L’heure de la retraite sonne, la vie fout le camp.

Adieu, adieu la Terre,

J’EN VOIS L’ENVERS, J’ENTRETIENS EN VAIN LA LUEUR DE MA FLAMME

JG

Ecrit en mai 2019: homophonie approximative 4

Homophonie approximative

Une homophonie établit un rapport entre des mots et des expressions différentes qui se prononcent de la même façon. Ici il ne s’agit pas de trouver une homophonie absolue mais une expression qui ressemble à celle de départ :

Exemples : la cuillère à café / l’écuyère a cafté

Pour l’exercice : choisir une phrase parmi les suivantes, trouver une homophonie approximative (ou plusieurs, pourquoi pas) . Ecrire une histoire qui commence par la première phrase et se termine par la phrase homophonique :

jeu 4: Elle a passé la jeune fille

Elle a passé la jeune fille, en robe blanche. Elle marche devant moi me sourit puis s’en va. Peu à peu elle disparaît sur le chemin pierreux qui longe la rivière.

Où va-t-elle ?

A-t-elle un but ?

Rejoint-elle quelqu’un ?

Caché derrière un arbre je guette son retour, puis alors que, déçu, je me décide à rentrer, j’entends des pas hésitants sur les cailloux, puis comme un gémissement : on dirait un animal blessé.

Je m’approche et je la vois, son sourire est devenu un rictus, elle souffre et je comprends alors qu’elle a cassé sa cheville.

MP