lu en février 2020, coup de cœur: T. Morrison, l’œil le plus bleu

L’œil le plus bleu, Toni Morrison

 Premier roman de Toni Morrison, Prix Nobel de Littérature en 1993,  « L’oeil le plus bleu », écrit assez tardivement, permet à la romancière de connaitre son premier succès.

Avoir des yeux bleus, et encore plus bleus que Shirley Temple, c’est le rêve de Pecola, une petite fille noire, laide, qui vit à Lorain (Ohio – États-Unis), rejetée par la société et à l’école. De plus, malgré son jeune âge (douze ans), Pecola va avoir un enfant mais le drame est qu’il serait de son père, violent. Son passé éclairé par des flash-backs explique cette violence,

Sur fond d’apartheid avec pour conséquences les émeutes notamment des années 70, Toni Morrison évoque comme dans tous ses textes, la vie difficile des noirs, la hiérarchie entre noirs, métis, quarterons…leur passé d’esclaves, la servitude des femmes. Le mépris des blancs y est distillé par petites touches.

Néanmoins, grâce à la poésie des mots, ce texte est moins âpre que certains de ses autres romans comme l’est BELOVED. Le livre est raconté par deux petites filles, Frida et sa sœur.

Toni Morrison brosse un tableau réaliste et dense, grâce à une écriture percutante, et aussi imagée.

 Beloved

Inspirée par une histoire vraie, renforcée par ses résonances de tragédie grecque, cette œuvre au lyrisme flamboyant est l’histoire d’un destin personnel et d’un passé collectif.

Hymne à l’amour et à la maternité, roman de la faute, de la difficulté du pardon comme du deuil, de la rédemption par l’oubli, poignant, bouleversant et dérangeant, Beloved fut récompensé par le prix Pulitzer en 1988. 

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