Jeu par temps de confinement 17 confinement quand tu nous tiens

8 04 2020

jeu d’écriture par temps de confinement 17 Confinement quand tu nous tiens

Jeu inspiré par « Espèces d’espaces » de Perec

Décrivez une pièce, le jardin (ou une partie de ce jardin) où vous vous tenez agréablement pendant cette période de confinement


Dans un coin de la chambre, ton lit au drap fleuri luit dans la douce pénombre. Les rayures projetées par les fins barreaux blancs sont régulières et rassurantes. Aux quatre coins, tes petites créatures veillent : l ‘éléphant à la robe marine semble songeur, le lapin au doux tissu rose est blotti contre ton nez, le chien orangé a fini sa roulade les fesses en l’air tandis que la biche soigne sa pose. Au milieu de tout cela, tu  dors paisiblement telle une petite chenille bien enroulée dans son cocon. Je scrute un mouvement imperceptible et tend l’oreille vers la musique de ta respiration. Un petit soupir rassasié s’échappe de tes lèvres. Ouf. Je respire ton odeur de tartine de pain grillé et profite de cet instant paisible, suspendu.

C’est ici, penchée au-dessus de ton lit, que je me ressource tous les soirs en me disant… Vivement demain

MV

 J’ai toujours affectionné les bow-windows et les jardins d’hiver, compromis entre dedans et dehors. La véranda est actuellement ma pièce préférée.

Elle est ensoleillée et la température y est agréable ; la vue sur le jardin permet de contempler les tulipes au sommet de leur beauté et l’oranger de Virginie qui lui, embaume l’air, par les fenêtres ouvertes. Quelques plantes (demandant peu d’entretien car mes capacités jardinières sont en la matière assez limitées) apportent leur touche de verdure.

Nous y déjeunons, ou jouons à quelques jeux de société ressortis des placards.

Le coin lecture (composé essentiellement de deux fauteuils) est surtout utilisé en fin d’après-midi.

Finette la chatte  apprécie également cet endroit calme. Elle le prouve en s’y prélassant longuement avant de retourner se défouler au jardin

Ddou

J’ai encore choisi le balcon !

 

En ces temps de confinement, je ne supporte plus d’être enfermée. Seule échappatoire : mon balcon, heureusement exposé au soleil tout l’après-midi. Encore heureux que cette tuile nous arrive au printemps, et qu’on soit passé à l’heure d’été. Imaginez-vous en plein mois de janvier, avec les gelées et l’air glacial toute la journée, avec la nuit tombant à 17h30… Ceux qui ont la chance d’avoir un grand jardin auraient moins fait les malins ! Et moi je serais restée cloîtrée à l’intérieur. Je n’aurais pas eu la chance d’ouvrir cette porte-fenêtre, et de prendre des bains de soleil en enchaînant une multitude d’activités : lire, faire des mots fléchés ou des sudokus, attendre que la pâte de mon pain de mie maison repose (3 heures, rien que ça !), réfléchir à des exercices d’écriture, écouter de la musique ou rester pendue au téléphone (j’espère que vous êtes sociables car je ne sais pas si ça vous le fait également, mais les gens n’arrêtent pas de m’appeler ? Et moi-même j’appelle des gens, quasiment tous les jours, du jamais vu). Tout en faisant cela, je regarde pousser mes radis, en les arrosant quand ils le réclament. C’est top car je peux profiter de mon balcon sans avoir la sensation d’être observée par tous ces gens attablés aux bars situés sur ma place. D’ailleurs, je vais davantage sur mon balcon depuis qu’ils n’y sont plus ! Est-ce à dire que je resterais confinée à l’intérieur quand ils seront tous revenus, ayant perdu l’habitude d’avoir autant de paire d’yeux sur ma personne ? Non ! Car j’aurais vite fait d’aller me promener, loin de cet appartement dont je connais tous les recoins désormais. J’aurais pris ma voiture, elle aussi heureuse de se dégourdir les roues, pour m’emmener visiter les magnifiques paysages de Dordogne.

 

LD

patio

 

jouer avec les étymologies

les fausses sont les meilleures

non de pâtir

même si passion naît

semaine sainte en vue

dans ces mètres

carrés

carré en faîte

hissé haut et cour

jasmin

lierres lauriers

murmure des bourgeons

appel des pensées

citronnier

nous était conté

non pour pâtir

mais patiences

encore au futur

MS

Comme la chatte, lorsque je reviens du jardin, dans la maison, je me pose là où ça me chante, quelques heures, quelques jours avant de migrer ailleurs. En ce moment, j’aime me tenir ans mon antre, ma sous-pente lambrissée comme les chambres de ma jeunesse. Elle me tient bien serrée parmi mes souvenirs (photos, petits tableaux), des livres , quelques archives, tout ce qui me sert à fabriquer (reliure, dessin, peinture, couture de temps à autres) C’est là du matériel bien encombrant au milieu duquel il est difficile de se déplacer : étagères qui débordent, paniers correspondant à chaque activité, table au plateau peint de grosses fleurs où je me tiens pour travailler bien assise dans un large fauteuil de rotin hollandais acheté dans une brocante, autre table couverte de presses diverses et de planchettes de bois vouées à divers usages, malle aux trésors, cartons à dessins, toiles entassées, rangements pour le papier, les cuirs qui jettent quelques taches de couleur et partout des pots, des pinceaux des pots de crayons, des boites pour les fils à broder… L’arrivée dans ce bric à brac d’une imposante presse à endosser pour la reliure, en vieux bois doré un peu vermoulu n’a rien arrangé pour la circulation amis elle a trouvé sa place.

Malgré ses airs de capharnaüm, c’est sans doute l’endroit de la maison où règne l’ordre le plus rigoureux, mais très personnel. c’est un cocon où je me perds facilement dans mes passions … mais il y a toujours un moment où je ressens l’appel du bas, le cœur de vie de la maison où je m’étale tout pareillement.

Ddor

L’exercice de description,c’est faire des choix,mettre l’accent sur le plus captivant.Dans mon petit jardin,je ne sais que choisir ,tout m’importe,je ferais offense si j’oubliais ce qui semble plus anecdotique.

D’ailleurs, pourquoi nier les jacinthes des bois qui tremblotent,les giroflées et les capucines qui rampent au pied des troncs de bananiers? Ceux- là,ils n’ont qu’une envie, se distinguer dans

leur majesté:il faut voir leurs feuilles telles des palmes se déployer 
jour après jour,s'agiter nonchalamment au gré du vent,peu soucieuses de 
faire de l'ombre à la maison! A leur vue,je suis dans une île 
paradisiaque ,je plonge dans l'océan indien,(pas trop quand 
même,attention aux requins…)
Non loin,dans cette oasis mouchoir de poche,c'est le camélia qui nous offre ses corolles,on suit l'évolution de l'éclosion des premiers bourgeons et hop!ça y est,l'hiver est fini!Les pétales jonchent le sol d'un tapis écarlate et vont 
rejoindre la parcelle de terreau en lasagnes que mon jardinier de mari 
s'est empressé de composter au cas ou le confinement devrait durer!En ce
moment,nous avons une dévotion particulière pour notre vieille glycine 
qui nous embaume  avec ses grappes mauves comme tombées du ciel.
J'oubliais presque les arabesques moutonnantes du cerisier.
J'oubliais les trois poissons rouges qui s'en donnent à coeur joie dans la vieille baignoire sabot .
J'oubliais la boule de neige que forme l'oranger du Mexique.
J'oubliais le figuier et les soucis…
Je n'oublie pas l'immense chance de pouvoir respirer en période de confinement
BH

C alme
O bligation
N écessaire
F rustration
I solement
N oirceur
E nnui
M aladie
E nfermement
N ature
T éléphone

Mpot

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