jeu d’écriture par temps de confinement 47 Avec 3 tableaux de Manettab

08 05 2020

Jeux d’écriture par temps de confinement – 47 – Avec 3 tableaux de Manet

3 possibilités :

  • Vous imaginez une histoire qui parte d’un des tableaux et aboutisse à un des autres.
  • Soit vous racontez la scène du point de vue d’un des objets ou des personnages du tableau

– Soit vous écrivez, en tant que modèle d’une de ces œuvres une lettre au peintre pour vous plaindre du sort qui vous est réservé


traversée du dessert

 

 quelle étrange situation

je suis bien là au premier plan

invisible

edgar l’a dit il y a peu

lettre volée

vase

non la vase

ça c’est pour eux

vase sociale

vase et des roses

plutôt pour moi

de toutes les façons

c’est pas elles qui comptent non plus

le pas de côté est plus intéressant

l’appât est à droite

moi au centre

finalement

entre alcool

et alcools

guillaume n’est pas encore arrivé

morte nature

autour d’un dessert

MS

Très Cher,

Autant te le dire tout de suite. Je suis un peu fâchée. Dans ton tableau « Le Balcon » que je viens de voir enfin terminé et exposé au Salon, je suis assise au premier plan et c’est la première fois que j’apparais dans tes peintures. Tu aurais peut-être dû attendre encore un peu et t’imprégner davantage de ma personnalité avant de prendre tes pinceaux.

As-tu vraiment regardé comment tu m’as traitée ?

J’ai un air perdu, ce qui pourrait passer pour le comble du romantisme, certes mais

le regard : Soit il y a quelque chose que j’ai mal digéré ou je viens de rencontrer mon pire ennemi.

La robe, la coiffure, rien n’est seyant.

Cham le caricaturiste a raison de conseiller « Fermez les volets ».

 

Mon amie Fanny ne s’en sort pas mieux que moi. Ces robes blanches, (façon tarte à la crème), sur ce foncé, agressent le regard. Mon teint est blafard, comme au sortir d’une longue maladie.

Et ce balcon vert, mais enfin, quelle idée !

Finalement, seules les fleurs ont l’air de vraies fleurs dans leur joli pot.

Lorsque j’aurai peint mon autoportrait, je t’inviterai pour te montrer quelles couleurs

m’auraient plus avantagée. Tu sais pourtant combien j’affectionne les teintes douces

qu’apporte l’aquarelle.

Mon Bon, je ne te retire pas mon affection pour cela et j’espère que la prochaine fois que apparaîtrai sur une de tes toiles, je serai plus à mon avantage. Si je peux me permettre de te donner un conseil d’amie plus que d’artiste, peins-moi   dans la nature, cela convient mieux à mon teint. Ton tableau est très novateur, sans doute trop pour être déjà apprécié.

Ta presque sœur,

 

Berthe

Ddou

Tonton Edouard

Dis tonton, à quoi tu joues ? il ne t’a pas suffit de peindre maman sur le canapé et mon frère entrain de jouer du fifre, il faut maintenant que tu dévoiles à tout le monde que pendant les vacances je fais la serveuse pour payer mes études, tu n’as aucun respect pour nous… d’ailleurs, entre parenthèses, j’aurais préféré des pommes que des oranges et je tiens à te dire que  le collier que tu m’as offert, je n’aime pas  l’exhiber pendant mon job, c’est tout à fait inapproprié !

 Je tiens  aussi à te signaler  que sur la scène au balcon nous avons tous l’air de potiches ! D’ailleurs il manque mon frère … çà veut dire quoi ce parapluie dans mes bras ? Et papa en grande tenue de gala ?  On se croirait à l’opéra et non sur un balcon. Quant au concert en plein air où nous sommes allées Maman et moi, tu aurais pu éviter de nous mettre au premier plan car nous ne l’avions pas dit à papa ! Bref, arrête d’étaler notre vie privée au grand  jour.

En espérant surtout que tu ne t’amuseras pas à peindre le grand déjeuner sur l’herbe que papa et maman veulent organiser pour mes fiançailles,

Je t’embrasse

Ta nièce qui t’aime

Sylvie

SM

Cher Maître

Lorsque vous m’avez fait acheter au marché aux fleurs pour figurer sur votre dernier tableau, j’étais plutôt fier.

Mais quelle idée de me plaquer sur le bibi de la demoiselle au parapluie, posé comme une assiette, que dis-je une cible au dessus du front de l’ingénue. Ça lui donne un air godiche et ne me met pas en valeur. Je suis fort déçu, moi qui vous prenais pour un homme de goût.

Je ne souhaite pas renouveler l’expérience de ma participation à un tableau avec figures, mais si vous souhaitez cependant vous racheter, je daignerai fournir l’objet central d’une de ces natures mortes dans lesquelles vous excellez. Sinon, j’attendrai les impressionnistes.

Votre dévoué Bouquet

DDor

C’est une belle journée d’été de cette fin des années 1870.Nous sommes au jardin des Tuileries ou se retrouve régulièrement la bourgeoisie parisienne montante,celle qui tire partie de la nouvelle industrialisation,celle de la France de la fin du Second Empire.Que du beau monde.Les chapeaux haut de forme foisonnent au milieu des fûts centenaires ,les redingotes font des taches sombres et sérieuses.Au premier plan,deux crinolines aux robes amples et mordorées semblent attendre que le temps passe,l’une plus âgée,le visage recouvert d’une fine mantille envahit l’espace comme si elle protégeait la plus jeune ou la surveillait.A côté,deux fillettes aux robes empesées,manches ballon et larges ceintures de velours jouent tranquillement.Peut-être,non loin de ce monde insouciant attend une jeune femme au regard perplexe ,triste ,résignée à servir avec profusion champagne,liqueurs et fruits exotiques.Mais ce bouquet de roses qui tranche sur son habit sévère annonce-t-il peut-être un destin inattendu…

BH

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