Lu en mars 2020- journaux et mémoires- Paul Fournel poils de cairote

 Paul Fournel, Poils de cairote (2004)

Paul Fournel, né en 1947, a exercé quelques années la profession d’éditeur dans différentes maisons d’édition et a notamment travaillé en tant qu’attaché culturel au sein de l’ambassade de France au Caire en Égypte, de 2000 à 2003. Il est l’auteur de nombreux romans, dont certains destinés à la jeunesse.

Le livre qui nous intéresse est Poils de cairote, écrit en 2004 et inspiré de ses trois années passées en Égypte. Ce roman a la particularité de se présenter sous la forme d’un journal épistolaire, mais il ne s’agit pas d’un échange de lettres. Paul Fournel, en souvenir de son passage dans ce pays, a décidé d’envoyer des nouvelles quotidiennement à un ami différent, 98 au total.

Les lettres sont datées et l’auteur, chaque jour, raconte son expérience d’homme occidental au Caire. Il n’a pas cherché à étudier l’Histoire de ce pays qu’il sait si riche, mais simplement à décrire la ville du Caire telle qu’elle est en ce début de XXIe siècle, en observant ses mœurs et ses habitudes. Paul Fournel s’inspire de ses rencontres avec les habitants et les animaux, ainsi que des choses qu’il a vues, des anecdotes qu’il a entendues. Ses textes sont parsemés de notes humoristiques avec un sens aigu de l’à-propos, et l’on se surprend à attendre la chute à la fin de chaque paragraphe.

L’une de nos lectrices a trouvé ce roman dépaysant, pittoresque, le qualifiant de « plongée sonore dans la ville », quoiqu’un peu acide parfois. Une autre lectrice a revécu son périple en lisant ce livre après s’être rendue en Égypte en 2006 ; elle a noté que ce carnet de voyage était imagé, joyeux mais contenant également une dimension triste, sans aucun jugement cependant.

Poils de cairote brosse un portrait du Caire et de l’Égypte, avant les évènements du « Printemps arabe » sous un regard tour à tour ouvert, acéré, drôle, indulgent. L’auteur évoque les traditions, la condition de la femme, le mariage, la fête de l’aïd, l’excision, la vente de chameaux, les chiffonniers du Caire, le Ramadan. Un dépaysement garanti pour les occidentaux que nous sommes !

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