Ecrit en septembre 2020 si on me demandait, je répondrais…6

– Soit vous proposez une réponse à une des questions existentielles du professeur Froeppel puisées dans le texte de Tardieu et « les œuvres posthumes du professeur Froeppel » (1978, Gallimard)

soit vous posez un autre problème existentiel sur ce modèle et lui apportez une réponse


S.M.

Être ou ne pas être telle est la question

Être ou ne pas être telle est la question dirait Hamlet mais à mon avis être ou ne pas être, là n’est pas la question et un jour viendra où nous aurons l’intime conviction qu’être ou ne pas être n’est qu’une simple illusion et qu’il n’existe aucune réponse.

Dès notre naissance nous sommes tous différents selon le lieu, le milieu où nous évoluerons alors la question ne peut se poser universellement. Vivre n’est pas de notre fait : on peut naître animal et le choix d’être est immuable et on ne nous laisse pas la possibilité de ne pas être .Mais on peut naître humain et là est la question car le destin va s’écrire en fonction de notre environnement et se forger dans un monde sociétal aux nombreux dictats. Cette injustice à la naissance nous prive d’entrée d’une liberté vraie et là est véritablement la question ! Sommes-nous nés où il fallait ? vivrons nous dans l’opulence ou la souffrance ?Que l’on soit analphabète ou érudit, « puissant ou misérable » africain ,chinois, ou français, c’est la dimension de notre liberté qui va intervenir dans notre choix : il y a des siècles que l’on se pose la même question et bien d’autres siècles s’écouleront encore sans pouvoir en donner la réponse

A Lire pour Novembre 2020 : thème la vie au travail

Pour le mois de Novembre, nous avons d’ores et déjà mis les livres en circulation, ce sera le thème de « La Vie au travail » :

  • À la ligne de Joseph Ponthus (1 exemplaire actuellement emprunté)
  • Les Enchaînés, un an avec des travailleurs précaires et sous-payés de Thomas Morel (1 exemplaire disponible dès demain 24/09)
  • Le Bateau-usine de Kobayashi Takiji (1 exemplaire disponible dès demain 24/09 ; 1 autre demandé à la Bibliothèque départementale)
  • Putain d’usine de Jean-Pierre Levaray (1 exemplaire disponible dès demain 24/09 ; 1 autre demandé à la Bibliothèque départementale)
  • Des nuages plein la tête de Brice Delsouiller (1 exemplaire disponible dès demain 24/09 ; 1 autre demandé à la Bibliothèque départementale)
  • L’Escarbille de Michel Chabot (1 exemplaire actuellement emprunté)
  • Journal d’un manœuvre de Thierry Metz (1 exemplaire actuellement emprunté ; 1 autre demandé à la Bibliothèque départementale)

 

A LIRE POUR 20 OCTOBRE 2020

Nous finirons de discuter des lectures de l’été.
Le thème de L’Amour et du mariage au Théâtre sera abordé lors de cette soirée, vous avez donc encore du temps pour lire les livres :

 

Ecrit en septembre 2020 dans leur tête 4

Et si vous étiez dans la tête d’un de ces personnages de Sempé, que nous raconteriez vous ?

S.R.

Ah, l’Opéra! l’Opéra! l’opéra !

S.M.

Me voilà sur le pont, prête à passer de l’enfance à l’adolescence…Je vole je m’envole …je suis libre comme l’air au dessus des lois de la vie qui ont accompagné ma jeunesse, jeunesse insouciante, naturellement osée mais souvent ingénue !jeunesse innocente et naïve dans un monde virtuel sans contrainte et sans tabou, sans peur de l’autre, ignorant tout de la réalité!

Mais après avoir passé le pont, voilà que cette candeur enfantine s’estompe dans un flou artistique

je suis encore moi, mais comme une pâte à modeler je vais devoir m’adapter et tout doucement être manipulée pour être stéréotypée dans un monde parsemé de fleurs certes qui représentent les instants de bonheur mais un monde de violence et d’intolérance.

Je voudrais que ce tableau se fige pour profiter du bien-être que procure cette courte durée du passage de l’enfance à l’adolescence mais hélas, mes rêves de jeunesse disparaîtront à jamais quand j’aurais franchi ce pont.

Ecrit en septembre 2020: dans leur tête 3

Et si vous étiez dans la tête d’un de ces personnages de Sempé, que nous raconteriez vous ?

 

LD

Elle est toujours là : la balançoire de mon ancienne école primaire. Je n’étais pas revenu dans cette cour depuis l’obtention de mon certificat d’études, voilà 40 ans de cela. Pourquoi y être revenu spécialement aujourd’hui, un vendredi soir à la sortie du travail, alors même que les écoliers l’ont désertée, bien heureux d’être en week-end ? Me voilà assis là, ma mallette de notaire dans une main, la chaîne de la balançoire dans l’autre. J’ai conscience que je fais un peu dépareillé dans ce décor mais je m’en fiche. Une sensation de bien-être m’a envahi, je souris tout en balayant la cour d’école du regard. Je repense à mes anciens camarades, à nos jeux sous l’ombre de ces grands platanes ; combien de classes d’écoliers ont-ils vu depuis ? Je reste assis là longtemps, une demi-heure peut-être. Je réalise que tout débute ici : la vie de garçonnet que je menais, ce que j’apprenais, jusqu’à devenir au fil des années et des décennies un homme accompli, avec une femme, deux enfants et un travail. Le balancement de cette balançoire a cela de magique : il permet de faire un bilan de ma vie, en me remémorant tout le chemin parcouru pour en arriver là.

SR

Dans cinq minutes, si elle n’est pas là, je la balance!

Ecrit en septembre 2020 : dans leur tête 2

Et si vous étiez dans la tête d’un de ces personnages de Sempé, que nous raconteriez vous ?

SD

Que c’est bon de les laisser tous ! Cette réunion était vide ! Je n’en peux plus de les entendre s’écharper sur des décisions qui pèsent tant de millions, ce putain de langage technique des business man, ça me gave…Comment j’ai fait pour finir dans ce merdier ? Pire, comment j’ai fait pour avoir ce poste si important où on ne me laisse plus respirer ? Je lâche tout, bonjour la forêt, le chemin des écoliers, j’ai encore le cartable, mais je voudrais jeter tous ces dossiers ! Passer par ce bois au lieu de monter comme d’habitude dans ma voiture connectée, c’est un fabuleux bol d’air, je me sens aspiré vers un grand ZUT , et MERDE !, je défais veste et cravate, que c’est bon !, partir, tout lâcher, Oh oui, je ne peux plus jouer cette comédie ! On verra demain…Là je respire !

SR

Adieu bureau,adieu la cravate, adieu le veston, je me casse…

DDor

 
J’ai réussi ! J’ai réussi à inviter Violette à boire un café à la terrasse du « P ‘tit Pays ».

On dirait qu’elle est contente ma Violette, ma Violette sans voilette, Violette mon alouette !

Mardi prochain… C’est loin, c’est près. Je n’en suis plus à trois ou quatre jours.

Mardi, c’est fou… Te rends tu compte Violette ?

Je suis le plus heureux des hommes. Je n’ai pas vu passer la journée de travail, les piques du chef sont passées au dessus de ma tête.

Le monde est à moi… J’exulte. Le parc me fait la fête avec ses feuilles tendres, toute fraîches et ses tapis de violettes. Je respire… je suis libre… je plane.

Je vais m’attabler à la terrasse du bistrot du coin de la rue pour regarder passer les gens. J’aime les gens. J’ai tout mon temps !

A Mardi, Violette…

 

Ecrit en septembre 2020: dans leur tête 1

Et si vous étiez dans la tête d’un de ces personnages de Sempé, que nous raconteriez vous ?

HGT

Je te salue Nature , pleine de grâce , d’harmonie et de charme .

 » Que ta maison demeure  » , que les hommes t’accompagnent , te préservent et soignent les blessures qu’ils t’infligent !

Je te bénis et maudis les inconscients qui négligent et bafouent tes attraits .

Sainte Nature , mère terrestre  pardonne nos fautes et renais vierge !

SR

Dans cinq minutes, si elle n’est pas là, je plonge!

Ecrit en septembre 2020: si on me demandait 5

– Soit vous proposez une réponse à une des questions existentielles du professeur Froeppel puisées dans le texte de Tardieu et « les œuvres posthumes du professeur Froeppel » (1978, Gallimard)

5 Comment faites-vous pour surprendre les personnages indésirables qui se glissent dans vos pensées ? Énumérez divers procédés »


SD

Une vraie lutte, des télescopages incessants jaillissent dans mes pensées ! Je réfléchis à ce qui me parle tant dans le dernier livre de Muriel Barbery, « Une Rose seule », et puis les poules , « tu as fermé les poules ? », et les clefs pour rentrer chez ma mère, où sont-elles ? Et la dame des impôts, elle m’a dit quoi ? Un truc compliqué à faire seul sur internet pour mettre à jour je sais plus quoi….

Le problème c’est que je n’ai toujours pas trouvé de méthode, il faudrait bâtir dans mon cerveau des murets pour canaliser les connexions, mais ça aurait un sacré effet secondaire : trop de rigidité ! Alors il me faut tenter autre chose, et me voilà à l’affût comme si je venais observer un vol de grues ou la danse des libellules, je vais observer mes pensées, les voir se détacher du bruit qui vient les perturber, et les dévier de leur chemin…Les poules, les clefs, la dame des impôts….CASSEROLES ! Il me faut prendre le temps, il me faut de l’air, une respiration souple et fluide pour ne plus permette d’intrusion dans mon pauvre cerveau passoire, garder une continuité vitale à mes pensées, comme quand on s’ennuie, là un vide les protège, elles se suivent enfin…Oui réinventer l’ennui et son silence, peut-être serait-ce plus utile que de lutter, toutes ces intrusions sont des fissures ou des bulles explosées là où ça bouillonne bien trop ! Baisser la température de mon cerveau, respirer !!! Continuer la lecture de « Ecrit en septembre 2020: si on me demandait 5 »

Ecrit en septembre 2020: si on me demandait…je répondrais 4

Si on me demandait… je répondrais

– Soit vous proposez une réponse à une des questions existentielles du professeur Froeppel puisées dans le texte de Tardieu et « les œuvres

4 Où la Seine se jetterait-elle si elle prenant sa source dans les Pyrénées ?


SR

Elle irait vite vite se jeter du côté espagnol, elle grossirait l’Ebre et finirait en Méditerranée.

FV

Si la Seine prenait sa source dans les Pyrénées ? Ben c’est pas compliqué : elle serait tellement désespérée qu’elle se saoulerait avec une bonbonne de liqueur jaune et ensuite elle se jetterait dans le premier fleuve venu : la Garonne ou bien le Rhône. Auquel cas elle prétendrait s’appeler la Saône et en profiterait pour vider au passage les caves de ce délicieux vin jaune du Jura avant de s’attaquer à la route des vins de Bourgogne et continuer par les côtes du Rhône pas seulement les côtes d’ailleurs ouais elle s’installerait carrément dans le lit du Rhône la coquine jusqu’à la côte où elle finirait vomissant tripes et boyaux dans la Méditerranée qu’est déjà bien trop dégueulasse… quand on sait tout ça on comprend mieux pourquoi les géographes disent qu’elle prend sa source au mont Gerber des Jaunes. Hic !.. Patron ! Y a Paulot qu’arrête pas de me poser des questions idiotes ce matin ça donne soif ! Remettez-nous ça ! Ben oui la même chose : deux beaujolpifs, Paulot prétend que le Beaujolais a un petit goût de piment d’Espelette cette année, il faut qu’on tire ça au clair…