Lu pendant l’été 2020 – poésie – Nerval

Gérard DE NERVAL (1808-1855)

Gérard Labrunie, dit Gérard de Nerval, est un poète français romantique du XIXe siècle.

Sa mère est morte en Allemagne deux ans après sa naissance et il a vécu ses premières années chez son oncle Antoine Boucher à Mortefontaine.

Il a fait ses études à Paris où il s’est lié d’amitié avec Théophile Gautier. Ses premiers textes littéraires sont des élégies inspirées par l’épopée napoléonienne (Napoléon et la France guerrière, élégies nationales, 1827).
En 1828, imprégné de culture germanique, il révèle à ses contemporains Goethe dont il traduit le Faust. À la même époque, il se fait journaliste, se lie avec les principaux écrivains romantiques du Cénacle (Hugo, Nodier, Petrus Borel, etc.) et se mêle à la bohème littéraire de l’époque qui donne bals, soupers, fêtes costumées, Petits châteaux de Bohème.

À la suite d’une manifestation du Petit Cénacle, il est arrêté et emprisonné à Sainte-Pélagie, Nerval écrit un petit poème aussitôt publié dans Le Cabinet de lecture du 4 septembre 1831. De nouveau dans la nuit du 2 février 1832, les Jeunes-France sont arrêtés, pris pour des conspirateurs, et cette fois leur peine est plus longue.

Lorsqu’il est sorti de prison le 2 avril 1832, son père médecin lui a demandé de le seconder lors d’une épidémie de choléra ainsi est-il devenu médecin.

En 1834, il s’éprit passionnément mais sans succès de l’actrice et chanteuse Jenny Colon. Désespéré par son mariage avec une autre, il est entré dans un état d’exaltation qui lui valut d’être soigné pour troubles mentaux pendant 6 mois dans une maison de santé, la clinique du docteur Blanche en 1814.

Ses œuvres les plus célèbres (« Aurélia », « Les Filles du feu ») naissent à cette époque, dans un état de détresse mentale toujours accentuée. Il est retrouvé pendu le 26 janvier 1855, rue Vieille-Lanterne à Paris.

Voici la première strophe d’un de ses poèmes les plus connus : « El Desdichado »

Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,

Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :

Ma seule Etoile est morte, – et mon luth constellé

Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

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