chapitre E une journée de Jeff Blanchard

Sept heures moins le quart, la sonnerie stridente du réveil de Ludovic parvient jusqu’à Jeff et Thomas à travers le studio des quatre Polonais quasiment invisibles. Il leur reste un quart d’heure à profiter de la chaleur du lit, les yeux mis clos errant des tableaux colorés , aux branches du vieux cerisier, plus ou moins feuillu selon les saisons qui les informe du temps du jour. Continuer la lecture de « chapitre E une journée de Jeff Blanchard »

Chapitre F Une journée de Lucien Griffoul

Les journées de la vie de retraité de Lucien Griffoul auraient pu être monotones et répétitives, générant l’ennui, qui bien souvent conduit à la dépression et aux conduites addictives ou suicidaires comme on peut le lire chaque semaine dans la page psychologie de l’Echo de la mode auquel la maman du petit Lucien fut longtemps abonnée, car bien que née à Eybène et mariée à un gars d’Eyvigues elle n’en était pas moins une femme de son temps, moderne et ouverte aux idées nouvelles, y compris en matière d’émancipation féminine, même si le coup de tonnerre de la parution du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir en 1949 n’avait eu que peu d’écho sur les pechs du causse d’Eyvigues et de Simeyrol, suscitant seulement la réprobation indignée du curé de Salignac dans ses prêches dominicaux et la mise à l’index immédiate de l’ouvrage impie qui eut l’honneur de figurer sur le panneau d’affichage dédié au sein de l’église bien en vue des fidèles voisinant avec des noms illustres (Voltaire, Sade, Sartre…) ou moins (Vaillant le journal de Pif, par exemple) . Continuer la lecture de « Chapitre F Une journée de Lucien Griffoul »

chapitre G Lucie Moune

Lucie Moune, elle est là depuis deux ans, on ne sait toujours pas grand-chose sur elle. Elle est arrivée un beau matin, l’air de rien. Depuis on ne s’est pas trop habitué à elle. On ne sait pas qui elle est, ce qu’elle fait. Les relevés, attestations, justifications diverses demandés quand elle a emménagé dans la location auraient dû rassurer la compagnie. Ils n’ont convaincu personne. Elle a bien apposé une plaque en bas de l’immeuble stipulant qu’elle est voyante ; n’importe quel zozo peut s’affubler de ce titre, il n’existe aucune diplôme validant la profession. Ce qui interroge, c’est que sur la plaque, Lucie Moune est devenu tout simplement LUCIA, Voyance Spécialisée Amour-Travail. Qu’est-ce qu’elle a à cacher ? Continuer la lecture de « chapitre G Lucie Moune »

Chapitre I Dans la Grande Maison

LA JOURNEE TYPE D’AMELIA DE LA TOUR

Tous les matins, comme si elle avait une horloge interne, Amélia ouvre un œil à 6h30. Sitôt réveillée, sitôt levée. Chez les de La Tour on n’a jamais fait de grasse matinée. Après quelques étirements quotidiens, elle passe dans son cabinet de toilette attenant à la chambre. Là, elle se lave rapidement car le bain ce sera pour ce soir. Un peu de crème sur le visage, un peu de crème sur les mains, Amélia ne se maquille pas, juste un soupçon de rouge à lèvres cuivré pour rehausser son teint pâle. Elle prend plus de temps pour relever en un élégant chignon sa longue chevelure cendrée. Continuer la lecture de « Chapitre I Dans la Grande Maison »

Mystère à la résidence au long cours : chapitre1

L’appartement mystère

Maria Luisa Goncalva a encore passé une mauvaise nuit. Une fois de plus, vers 2 h du matin, les bruits ont recommencé dans l’appartement vide du premier étage. Les résidents de l’immeuble vont encore se plaindre et lui demander d’intervenir.

Depuis 15 ans qu’elle est la gardienne de tous ces braves gens et qu’elle partage un peu de leur vie, bien qu’elle ne soit pas concierge, elle se doit de veiller à leur bien-être. II ne faut pas les décevoir, c’est son devoir ! Mais que faire ?

Une chose est sûre, ces bruits ne proviennent ni de souris ni de rats, il y en aurait partout. Et ça, foi de Maria, ce n’est jamais arrivé et tant qu’elle sera là, ça n’arrivera jamais ! Alors quoi ? Elle n’a pas la clé de l’appartement donc elle ne peut pas aller vérifier par elle-même. Continuer la lecture de « Mystère à la résidence au long cours : chapitre1 »

Mystère à la résidence Au Long Cours : chapitre 2

Lucia enquête

Lucia n’en revient pas. C’est bien à elle qu’est confiée la mission de résoudre l’énigme des bruits nocturnes.

Elle en est toute ragaillardie. Pourtant en ce moment, les clients n’affluent pas. Avec leurs histoires de carburant, de baisse de pouvoir d’achat, même ses habitués viennent moins souvent la consulter. Non qu’ils soient moins soucieux de connaître leur avenir mais tout simplement, ils ne peuvent plus la payer. Elle réfléchit un bon moment. Son premier réflexe est de prendre un plan de l’immeuble qu’elle avait trouvé dans son appartement et d’utiliser son pendule. Mais non, ça n’est pas la solution.

Que faire ? D’abord observer, écouter, guetter et interroger… Continuer la lecture de « Mystère à la résidence Au Long Cours : chapitre 2 »

MYSTÈRE A LA RESIDENCE AU LONG COURS chapitre3 : Nouvelles conjectures

Chapitre trois

nouvelles conjectures

Lucia faisait le point sur la rencontre de la veille. Si elle en avait appris un peu sur les habitants de l’immeuble qui étaient apparus plus sympathiques et intéressants qu’elle le craignait, rien n’était ressorti qui pût faire avancer l’enquête à travers les plaisanteries de fin de soirée. Ça piétinait et cela l’agaçait profondément. Continuer la lecture de « MYSTÈRE A LA RESIDENCE AU LONG COURS chapitre3 : Nouvelles conjectures »

Mystère à la résidence au long cours : chapitre 4 : Pour la boule, c’est Griffoul

Chapitre 4

Pour la boule, c’est Griffoul.

Aller raconter tout ça à Maria ? Non, maintenant c’était son affaire à elle, pas question de partager avec qui que ce soit ; quant aux tarots elle était bien placée pour savoir que c’était du pipeau pour les gogos mais il fallait bien gagner sa vie.…

Donc elle décida de prendre contact avec les intrus par le biais d’une lettre cachetée qu’elle glisserait sous la porte comme le suggérait l’auteur du précédent chapitre, toujours médiocrement inspiré comme d’habitude.

Oui mais que leur dire ? et d’ailleurs quelle langue parlaient-ils ? rien n’indiquait qu’ils fussent français ou francophones. Continuer la lecture de « Mystère à la résidence au long cours : chapitre 4 : Pour la boule, c’est Griffoul »