jeu par temps de confinement 18 homophonie approximative

9 04 2020

 Homophonie approximative

Une homophonie d’une expression ou d’une phrase est une expression ou une phrase différente qui se prononce de la même façon et veulent dire des choses différents. Nous nous contenterons d’homophonie approximative qui donne plus de liberté

exemple : « elle essuie les verres au fond du café » donne pour moi « Elle s’ennuie l’hiver au profond d’Calais »

1 Choisir une phrase parmi celles qui vous sont proposées ou une autre de votre choix

2 trouver une phrase homophonique de la première

3 Ecrire un texte dont la phrase terminale sera une homophonie approximative de la phrase initiale.

Phrases proposées

– « L’ennui monte du sol et s’égoutte du ciel » (A. Drouin)

  • « Impassibles dans leur coin, les joueurs
    Guident les lentes pièces. »(Borges)
  • « un monde à portée de main » Maylis de Kérangal

     

    un monde à portée de main. encore fallait-il que les mains soient agiles. encore fallait-il que l’univers soit moins fragile. car, il ne saurait poursuivre sans l’espoir de dresser un portrait différent. autre que celui de l’ange peint hier. autre que celui d’un démon peint demain.

MS

Impassibles dans leur coin les joueurs

Guident leurs lentes pièces

Deux vieux amis dans un jardin

Incrustés sur leur chaise

Sur leurs quatre genoux une planchette

Sur la planchette un jeu d’échecs

Autour d’eux une bulle

Ni les cris des enfants

Ni les remarques des flâneurs

Rassurés par leur éternelle présence

Ne les atteignent

Mais ces passants s’en sont allés

Des dealers les ont remplacés

Qui manigancent en secret

Contre les bandes rivales

Ils ne les ont pas remarqués

Ce soir le plus jeune est tombé

Alors qu’il avait un jeu magnifique*

Impossible ce coin, les tueurs

visent au lance-pierre

DDor

* merci Aragon

Un monde à portée de main »:avec ses légos,il pouvait imaginer le monde qu’il souhaitait ,il les avait étalés sur la table de la cuisine,pendant que sa mère préparait le dîner.Il piochait au petit bonheur pour monter des murs,insérer des fenêtres.La maison construite,l’idée lui vint d’y ajouter les édifices propres aux communes,la mairie,l’école,les maisons des ses copains.Cela formait une masse compacte et il eut besoin d’aérer cet espace quelque peu confiné en créant des places,en traçant des rues mais il se vit bientôt au-delà du village, il ajouta les chemins qui mènent vers les champs,toujours plus loin,et au moment ou il imaginait de monter le versant,sa mère l’appela,alors ce sera « le mont à porter demain »

BH

Un monde à portée de main  » = 

 

Immonde aparté du destin .

 

 » Fatalitas ! Je suis la nasse qui piègera les poissons ,

                   je suis le kudzu qui envahira vos fondations et vous étouffera sous une chape verte létale ,

                   je suis le virus qui ébranlera vos certitudes et vous laissera sidérés face à vos mirages « .

HG

Elle essuie les verres au fond du café

Elle a trop à faire pour pouvoir rêver

Mais qu’importe elle se doit de lutter

Pour qu’un jour la planète, triste réalité

Survive aux désastres de la modernité.
Ce combat qu’elle poursuit avec dignité

Elle se doit de le vivre et même de le crier

Elle se doit  même d’aller manifester

Et c’est pourquoi en ce jour de mai

Elle suit les verts qui  font un défilé.

SM

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jeu d’écriture par temps de confinement 17 confinement quand tu nous tiens -Suite

Le jardin

Je vois un paysage tiré à quatre épingles

Et dedans un tableau de Monet

Avec des pâquerettes qui font fleurettes

Comme ses nénuphars blancs

Et des verts étincelants de lumière

Qui ruissellent des arbres

Aux feuilles renaissantes.

Je vois un espace encadré d’ocres

les pierres jaunes du Périgord,

des murets de pierre sèche

qui me rappellent d’autres hommes.

Et dedans

une fenêtre ouverte sur un petit coin de liberté.

Je découvre la danse des centaines d’insectes

qui virevoltent ou s’affairent à mes pieds,

des dizaines d’oiseaux qui à tous les étages

Font jaillir leurs chants et jouer leurs plumages

Et dedans

J’entends la musique de cette nature en pleine effervescence

Une musique resplendissante,

qui ne demande qu’à être écoutée,

Comme un concerto de Mozart à la clarinette

Un jour de pluie ou de mauvaises nouvelles

Qui nous fait la fête.

Derrière la maison le tas de bois sèche au soleil

Pour quand le froid reviendra tout pareil

Plus loin, j’entends le bruit de quelqu’un qui s’affaire.

Tout est tranquille, un jour de grâce au jardin

Qui ne produit rien si ce n’est le loisir d’y languir.

FL

Jeu par temps de confinement 17 confinement quand tu nous tiens

8 04 2020

jeu d’écriture par temps de confinement 17 Confinement quand tu nous tiens

Jeu inspiré par « Espèces d’espaces » de Perec

Décrivez une pièce, le jardin (ou une partie de ce jardin) où vous vous tenez agréablement pendant cette période de confinement


Dans un coin de la chambre, ton lit au drap fleuri luit dans la douce pénombre. Les rayures projetées par les fins barreaux blancs sont régulières et rassurantes. Aux quatre coins, tes petites créatures veillent : l ‘éléphant à la robe marine semble songeur, le lapin au doux tissu rose est blotti contre ton nez, le chien orangé a fini sa roulade les fesses en l’air tandis que la biche soigne sa pose. Au milieu de tout cela, tu  dors paisiblement telle une petite chenille bien enroulée dans son cocon. Je scrute un mouvement imperceptible et tend l’oreille vers la musique de ta respiration. Un petit soupir rassasié s’échappe de tes lèvres. Ouf. Je respire ton odeur de tartine de pain grillé et profite de cet instant paisible, suspendu.

C’est ici, penchée au-dessus de ton lit, que je me ressource tous les soirs en me disant… Vivement demain

MV

 J’ai toujours affectionné les bow-windows et les jardins d’hiver, compromis entre dedans et dehors. La véranda est actuellement ma pièce préférée.

Elle est ensoleillée et la température y est agréable ; la vue sur le jardin permet de contempler les tulipes au sommet de leur beauté et l’oranger de Virginie qui lui, embaume l’air, par les fenêtres ouvertes. Quelques plantes (demandant peu d’entretien car mes capacités jardinières sont en la matière assez limitées) apportent leur touche de verdure.

Nous y déjeunons, ou jouons à quelques jeux de société ressortis des placards.

Le coin lecture (composé essentiellement de deux fauteuils) est surtout utilisé en fin d’après-midi.

Finette la chatte  apprécie également cet endroit calme. Elle le prouve en s’y prélassant longuement avant de retourner se défouler au jardin

Ddou Continuer la lecture de « Jeu par temps de confinement 17 confinement quand tu nous tiens »

Un texte 16 en plus : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué

Lors de ces moments où les soleil répand ses derniers rayons, redonnant à la totalité de notre environnement cette même couleur grise, claire d’abord, puis de plus en plus foncée, au point que tout devient finalement noir (arbres, maisons, animaux passant par là), Maître Mahmut et moi marchons longuement, pas après pas, un pied devant l’autre, vers notre modeste bâtisse faite de pierres empilées les unes sur les autres, surmontées d’un toit constitué de pailles et de tiges de roseaux. Nous revenons, après être descendus vers cet endroit regroupant plusieurs maisons comme la nôtre, disposées circulairement pour former un petit village où les gens vivent tout près les uns des autres, j’avais comme impression, sans pouvoir l’expliquer mais en la ressentant pourtant de tous mes membres, que nous avancions vers cette étendue, bleue et parfois grise une partie de la journée, noire et constellée de taches blanches et brillantes une autre partie de la journée, où nos semblables, comme Mahmut et moi-même, fermons les yeux et reposent leurs consciences.

LD

jeu d’écriture par temps de confinement 16 pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué

07 04 2020

jeu d’écriture par temps de confinement- 16- Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué

On part d’une phrase simple et claire et on remplace tous les noms par des périphrases, ce qui a le don de la rendre obscure faute de l’améliorer

périphrase : du grec peri (« autour ») et phrazein (« parler ») periphrazein : « exprimer par  », est une figure de style de substitution qui consiste à remplacer un mot par sa définition ou par une expression plus longue, mais équivalente. Autrement dit, elle consiste à dire par plusieurs mots ce que l’on pourrait exprimer par un seul .

Exemple

jour : période objectivement de durée fixe mais subjectivement très élastique

Phrase à compliquer à souhait :

Les soirs où Maître Mahmut et moi regagnions notre campement après être descendus à la bourgade, j’avais la sensation que nous avancions vers le ciel.

(Pamuk, La femme aux cheveux roux)


Vous pensez au moment où les doigts de rose marquent le début de notre temps vital et quotidien, eh bien non, juste à son exact opposé, quand cet individu dont le prénom est digne d’éloge, respecté, sage ou guide, et votre humble servante retrouvions les délices de notre équipement texturé et précaire posé sur d’hautaines courbes de niveau, au retour de cet espace disséminé, pourtant inscrit sur les cartes d’état major, je pouvais sonder en moi et deviner ce qui n’était encore qu’un percept intérieur prédisant que la surface céleste pouvait héberger notre probable arrivage. 

MS

La longue période qui correspond à l’opposé du jour ou sa noble seigneurie Mahmut et la silhouette qui me représente  rejoignions notre lieu d’habitation aux allures militaires après être descendus dans cet amas de maisons,de commerces et d’édifices publics,j’avais tous les sens en éveil qui me signifiaient que nous avancions vers la voûte étoilée bleu nuit

BH Continuer la lecture de « jeu d’écriture par temps de confinement 16 pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué »

Jeu d’écriture en temps de confinement – 15- contrainte du prisonnier

6 04 2020

Jeu par temps de confinement 15 contrainte du prisonnier

C’est un jeu oulipien

Un prisonnier ou une personne en quarantaine doit écrire une lettre à sa femme,ou à un complice, ou au juge, ou au médecin ou au Président de la République mais il n’a que très peu de papier… il doit donc écrire en prenant le moins de place possible et donc en écrivant sans lettre avec jambage ; il se contente de :a, c, e, i, m, n, o, r, s, u, v, w, x

Exemple: Mon amour. Ce mur me mène vers une vie sans saveur. On rumine une évasion.


Un nourrisson avise sa maman .

Coucou , ce cocon m’écrase ; m’aérer avivera mon cœur . Arrivée aussi sec .

HG

mon mec à moi.

ça va… on commence à voir une issue.

sors-moi, sinon on va s’armer en vrai, saisir une crosse version massue, ici, sans raisonner mieux.

rêve-moi, nomme-moi, sors-moi.  

amour ever…

MS

coco mon amour. on creuse. came, avoine en sûreté sous saxo rose, casse au riri. Six mai, aurore, ramène caisse, came, avoine, simarre curé, sous sixième marronnier rue rené cassin . on s’casse mon cœur.

Ddor Continuer la lecture de « Jeu d’écriture en temps de confinement – 15- contrainte du prisonnier »

A ne pas manquer, quelques textes des contraintes précédentes

Quelques exercices des jours précédents

panier de légume

Pour les caissières,pas question de se fendre la poire  ou de ramener sa fraise,mêmes si elles travaillent pour des nèfles.Elles n’ont pas le temps de faire le poireau,au cas ou on leur piquerait le blé dans la caisse et même si elles ne gagnent pas un radis,ils faut qu’elles fassent les choux gras de l’enseigne qui les emploie et tout cela sans masque.

BH

voyage minimal

J’étais partie pas très loin,tout en haut de moi même,à l’intérieur de mes deux hémisphères.J’essayais de comprendre comment cet espace exigu avait développé mes différentes aptitudes.Voyons d’abord la dimension cartésienne,la rigueur:bof!Et l’aspect imaginatif,la musique,les couleurs:peut mieux faire.Le travail sur les mots?E n bonne voie?Je remerciais la souplesse de cette espace qui, quoique restreint me permettait sans cesse de m’améliorer,d’être relié au monde si je voulais,d’être humain,tout simplement

Les objets parlent

Je ne suis pas un objet mais un vêtement. Ce n’est peut-être pas le but de cet exercice mais j’avais envie de vous écrire.

Je suis un vêtement très en vogue à ce jour. On me voit tous les jours dans les médias. Je suis fabriquée dans le monde entier et pour toute la Terre. Je suis en papier. Je peux être de plusieurs couleurs (bleu, blanc, jaune, vert, …). Je m’adapte à toutes les tailles. Je vais aussi bien aux femmes qu’aux hommes. Je descends jusqu’au niveau des cuisses. Je m’attache avec un lien dans le cou et un autre au milieu du dos ; un peu comme le haut d’un maillot de bain.

Mais contrairement à celui-ci, je ne vois jamais le soleil, ni la mer ou la piscine. Personne ne prend plaisir à me porter. Quand on se débarrasse de moi, je suis arrachée du corps et déchirée. Je finis dans une poubelle qui est incinérée. Mes voisins subissent le même sort. Charlotte se met sur la tête mais s’enlève plus délicatement. Mask est plus près de la personne ; sur sa bouche. Il la voit sourire, au moins. Sa durée est plus longue ; 4 heures ou plus s’il n’est pas souillé. À la fin de notre mission on est tous brûlés. Pourtant, on protège plein de monde. Par contre Lunette protège les yeux, mais elle a droit à un traitement de faveur. Elle est lavée avec une solution désinfectante.

En général un nouveau vêtement se porte avec le sourire. Moi non ! On me prend sur une étagère avec beaucoup d’anxiété, et de peur, peut-être.  On m’enfile rapidement sans parler. Et on me jette après comme une malpropre ou plus encore, une pestiférée. Oui c’est ça, une pestiférée ! Et pourquoi si peu de reconnaissance ?

Mask a des copains en tissu, maintenant. Moi toujours pas. Mais je continuerai à vous protéger du Covid-19 et de tous les autres virus à venir.

Restez chez vous. Comme ça vous ne me verrez pas.

Une brancardière de l’hôpital de Dax

mme D.

jeu par temps de confinement- 14 – tourisme minimal

05 04 2020

Jeu d’écriture par temps de confinement – 14 – tourisme minimal

C’était un jeu des « Papous dans la tête » ( que vous pouvez toujours écouter en podcast)qui convient très bien à notre période de confinement :

Comme son titre l’exprime il s’agit de proposer un voyage ou pourquoi pas un séjour sur un périmètre ultra réduit

Comme exemple, je ne vous donnerai ni un exemple personnel, ni un exemple des « Papous » mais une chanson de ma jeunesse qui est venu trotter dans ma tête, de Catherine Leforestier , le pays de ton corps

Je connais un pays on dirait un jardin
Je peux y vivre nue sans avoir jamais froid
Quand j’y ferme les yeux je trouve sous mes doigts
Tous les chemins
J’ai le fond de tes yeux pour y chercher de l’or
La couleur de ta peau pour lire les saisons
Le creux de ton épaule pour ligne d’horizon
Et tout autour de moi tes bras font le décor
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps
J’y ai vu des prodiges et de plus grands mystères
Que l’été en décembre ou que la neige en mai
A ce qu’il me semble plus je le connais
Plus je me perds
Et s’il mesure à peine 1m80J’y fais plus de chemin avec un seul baiser
Que ne font dans le ciel les hommes et leurs fusées
C’est un pays où l’on voyage avec les mains
Le pays de ton corps
Le pays de ton corps
Le pays de


 Ce matin grand voyage au dedans de ma tasse

Et voilà que sa forme, ses contours me délassent

Elle est bleue, bleue de cendres, et en grès bien dressé

Au toucher, elle est fine et douce à caresser.

Quoiqu’on dise c’est bon, elle n’est pas molasse

Son anse la tient bien pour ne pas qu’on la casse,

Et le thé, sa chaleur, sa saveur, quelque bien qu’il me fasse

Prend des couleurs d’iris aux reflets de l’émail,

Assagit doucement mes pensées en pagaille.

SD

boucler le bouquin

 

cela s’assemblait

impossible

à parcourir

en classe

touriste

tant était vaste

l’espace séparant le titre de la page de garde

d’une table faite de matériaux

lointains

comment faire

pour surmonter

les hauts de pages

sans parler des

enchaînements

et de l’entrave des lettres majuscules

grandes cimes à gravir

puis les remous

de ces pages

prises qu’elles étaient

dans un tourbillon de mots

virevoltant

s’abîmant sur les marges

droite et gauche vertigineuses

plages vierges encore

avant de jeter l’encre

sur un quatrième de la couverture

encore inatteignable…

             que déjà l’éditeur bouclait

MS

 Voyage maximal.

C’est un voyage que je fais assez souvent : chaque fois que j’ai besoin de me retrouver, de me ressourcer, de faire le point sur moi-même.C’est une excursion qu’on pourrait faire en solitaire mais j’ai toujours pensé que c’était mieux à plusieurs : on peut ainsi partager l’éblouissement de la découverte, c’est chez moi une forme d’altruisme qui peut paraître excessive mais qui, paradoxalement, me conforte l’égo. En effet ce périple, qui peut paraître banalement circulaire, suscite en moi un sentiment de plénitude cosmique, j’ai l’impression que tout mon être atteint les dimensions inouïes d’un univers infini constellé de trous noirs , secoué de frémissements gravitationnels précipitant les galaxies, nos sœurs lumineuses, vers les gouffres cataractant dans un énorme éclaboussement d’or!Cet univers en expansion perpétuelle, je veux l’explorer, le redécouvrir, aller au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau, remonter au big-bang là où est encore visible la cicatrice, la trace du cataclysme originel !

C’est pourquoi, vous en conviendrez maintenant, ce n’est pas un voyage minimal que ce voyage autour de mon nombril !

FV Continuer la lecture de « jeu par temps de confinement- 14 – tourisme minimal »

Jeu d’écriture par temps de confinement -13 – panier de fruits et de légumes nouveau

4 avril : Panier de fruits et de légumes

 

Cerise est une belle jeune fille : teint de pêche, grande comme une asperge, qui a toujours la banane. Forcément, elle attire beaucoup de garçons, mais la plupart des intéressés lui racontent des salades pour obtenir ses faveurs. Un jour, l’un deux, Olivier, haut comme trois pommes, ramène à son tour sa fraise. Juliette n’a pas l’habitude que ce type de garçon tente sa chance auprès d’elle. Il s’est approché, rouge comme une pivoine, mais a réussi à lui déclarer sa flamme. Véritable cœur d’artichaut, Juliette a été touchée par l’audace d’Olivier. Autant dire que c’est la fin des haricots pour les autres prétendants ! La moindre tentative et ils risquent d’avoir un pépin, étant donné le fort amour qui unit Cerise et Olivier.

 

Jeu par temps de confinement -13- panier de fruits et de légumes

4 04 2020

jeu par temps de confinement – 13 – Panier de fruits et légumes

Vous connaissez des expressions françaises qui font référence aux fruits ou aux légumes

exemples : avoir un teint de pêche, la fin des haricots

Trouvez-en une dizaine et intégrez-les dans un texte


Histoire d’un quartier d’Orange

Il était long comme une asperge du haut de ses vingt ans. Il manquait de blé ce jour-là, lui qui se croyait la grosse légume du coin. Il se prenait encore le melon sans même se rendre compte que les carottes étaient cuites.

Il était sans doute une bonne poire et se prenait le chou pour pas grand chose au bout du compte… Il envoyait les autres faire le poireau, les voyait revenir rouge comme des tomates, mais c’était une fois de plus peanuts à l’arrivée.

Ce qui n’avait pas empêché le journal local d’en faire ses choux gras. Alors que tous  les marronniers étaient épuisés (il fallait bien vendre sa salade) et, en ce début d’automne, la chute de ce cave c’était une histoire aux petits oignons.

MS

PANIER DE FRUITS ET LEGUMES

A la une de la feuille de chou du jour, une grosse légume locale embarquée dans le panier à

salades suite à une perquisition. Elle ne se fend plus la pêche et ses beaux yeux en amande

ont perdu de leur éclat !

Pour sa défense, des arguments à la noix sont avancés. Il est évident qu’elle raconte des

salades. Toujours est-il que la course à l’échalote s’arrête là. Fini les malversations, les

carottes sont cuites.

Ce n’est pas moi qui lui amènerai des oranges !

M Pou

En ce temps-là j’avais pas trop la pêche, je picolais pas mal et tous les soirs pour ainsi dire je finissais bourré comme un coing. A ce rythme-là bientôt je n’eus plus un radis vaillant devant moi. Au début, je m’arrangeais pour trouver une bonne poire qui me payait des coups. Ensuite pour me refaire la cerise, je me mis au poker : je tâchais de trouver des truffes comme partenaires, je faisais un tabac et ils repartaient fauchés comme les blés en juillet. Ça me permit de mettre du beurre dans les épinards, mais bon ça dura qu’un temps ; un soir je tombai sur un récalcitrant qui se prit le chou : j’essayai de lui raconter des salades, de couper la poire en deux, rien n’y fit il me colla une châtaigne en pleine poire et je tombai dans les pommes. C’était la fin des haricots, j’avais bien failli aller manger les pissenlits par la racine me dit le docteur quand je revins à moi à l’hosto. C’est alors que je décidai de reprendre le droit chemin :y avait une justice non dans ce pays ? j’allais lui faire un procès à ce pauv’ cornichon avec son pois chiche dans la tête, il allait cracher l’oseille qu’il m’avait contesté. Sitôt pensé sitôt fait : je pris datte avec un avocat.

FV Continuer la lecture de « Jeu par temps de confinement -13- panier de fruits et de légumes »