lu en février 2020, coup de coeur : Bruce Springsteen, born to run

Born to run, Bruce Springsteen

 En 2009, Bruce Springsteen et le E Street Band jouent à la mi-temps du Super Bowl. L’expérience est tellement grisante que Bruce décide d’écrire à ce sujet. C’est ainsi qu’a commencé cette extraordinaire autobiographie.
Au cours des sept années écoulées, Bruce Springsteen s’est, en secret, consacré à l’écriture de l’histoire de sa vie, apportant à ces pages l’humour et l’originalité qui lui sont habituels.
Il décrit son enfance, dans l’atmosphère catholique de Freehold, New Jersey, la poésie, le danger et les forces sombres qui alimentaient son imagination, jusqu’au moment qu’il appelle Le Big Bang : la première fois qu’Elvis Presley passe à la télévision. Continuer la lecture de « lu en février 2020, coup de coeur : Bruce Springsteen, born to run »

Lu en février 2020, coup de cœur : la tête en friche , M.S. Roger

La tête en friche, Marie-Sabine Roger

Une ville, un square, un banc.
Germain, la quarantaine, décide d’adopter Margueritte, 86 ans.
De chapitre en chapitre, on déambule dans l’univers de Germain. On « zoome ».
Germain et Margueritte, l’apprivoisement, des personnes et des mots, des histoires, des livres.
Germain et ses copains, les rencontres au bistrot, et tout doucement, une certaine distance se crée.
Germain et Annette, à l’inverse, nous passons de la distance, à l’intime. Continuer la lecture de « Lu en février 2020, coup de cœur : la tête en friche , M.S. Roger »

lu en février 2020, coup de cœur: T. Morrison, l’œil le plus bleu

L’œil le plus bleu, Toni Morrison

 Premier roman de Toni Morrison, Prix Nobel de Littérature en 1993,  « L’oeil le plus bleu », écrit assez tardivement, permet à la romancière de connaitre son premier succès.

Avoir des yeux bleus, et encore plus bleus que Shirley Temple, c’est le rêve de Pecola, une petite fille noire, laide, qui vit à Lorain (Ohio – États-Unis), rejetée par la société et à l’école. De plus, malgré son jeune âge (douze ans), Pecola va avoir un enfant mais le drame est qu’il serait de son père, violent. Son passé éclairé par des flash-backs explique cette violence, Continuer la lecture de « lu en février 2020, coup de cœur: T. Morrison, l’œil le plus bleu »

lu en février 2020, coup de cœur : Jodi Picoult, Mille petits riens

Jodi Picoult, Mille petits riens (2016)

 

Jodi Picoult est née en 1966 à New York et est romancière.

L’héroïne s’appelle Ruth Jefferson et exerce le métier de sage-femme depuis plus de 20 ans. Employée modèle et collègue accommodante, mère d’un fils intelligent de 17 ans qu’elle élève seule depuis que son mari est décédé, personne ne se plaint d’elle. Sauf qu’elle est noire. Continuer la lecture de « lu en février 2020, coup de cœur : Jodi Picoult, Mille petits riens »

lu en février 2020, coup de cœur : Marc Roger, Grégoire et le vieux libraire

Marc Roger, Grégoire et le vieux libraire (2019)

 

Marc Roger est né en 1958 à Bamako au Mali.

Il exerce la profession de lecteur public au sein de la Compagnie « La Voie des Livres ». Depuis 1992, il vit de sa passion pour la lecture à voix haute, qui représente un lien social fort selon lui :

« Lire à voix haute et en public, c’est à mon sens, offrir à l’écoute du plus grand nombre, public adulte et jeunesse, des récits brefs, nouvelles ou extraits de romans. C’est également produire des étincelles qui donnent envie de lire, douvrir la voie des livres par où circulent l’échange et les idées. Mais c’est aussi, au cœur des villes et des villages, dans l’entreprise, dans les cafés, partout dans la cité, s’inscrire comme un passeur. Tout simplement lecteur public. »

Grégoire et le vieux libraire, premier roman de Marc Roger.

 C’est l’histoire d’une rencontre, une belle rencontre. Entre Grégoire, 18 ans, pas doué pour les études et devenu agent de service hospitalier dans une maison de retraite malgré lui parce qu’il faut bien travailler pour gagner sa vie, et Monsieur Picquier, ancien libraire atteint de la maladie de Parkinson et d’un glaucome aux yeux. Le vieux monsieur ne peut plus ni tenir un livre, ni distinguer les mots sur les pages. Grégoire fuit pourtant cet objet, qui lui rappelle sa médiocrité à l’école ; mais Monsieur Picquier va avoir besoin de lui pour l’aider à vivre de son ancienne passion avant de s’éteindre, (si ça se trouve des années plus tard, sans avoir pu retrouver le plaisir de lire). Continuer la lecture de « lu en février 2020, coup de cœur : Marc Roger, Grégoire et le vieux libraire »

lu en février 2020 , coup de cœur : jean Echenoz, la vie de Gérard Fulmard

Jean Échenoz, Vie de Gérard Fulmard (2020)

Avec ce nouveau livre, Jean Échenoz nous présente une parodie de polar.

Le personnage principal, Gérard Fulmard, est un anti-héros, un raté qui enchaîne les échecs. Son nom de famille qui, à une lettre près, évoque un oiseau de mer gris et terne, n’est pas en sa faveur.

Le début de l’intrigue illustre bien le ridicule du personnage. Nous apprenons que la chute d’un satellite soviétique a tué son propriétaire d’appartement ; Gérard se croit alors délesté de tous ses impayés de loyer et de ceux à venir. Continuer la lecture de « lu en février 2020 , coup de cœur : jean Echenoz, la vie de Gérard Fulmard »

Lu en février 2020 : coup de cœur : T. Cantaloube , Réquiem pour la République

Thomas Cantaloube, Requiem pour une République (2019)

Thomas Cantaloube est né en 1971 en France, il est journaliste et écrivain.

Requiem pour une République est son premier roman, qui a obtenu le Prix Landerneau.

Selon notre lectrice, il s’agit certes d’un polar, mais pas que.

L’intrigue se situe à Paris entre 1959 et 1962, pendant la guerre d’Algérie.

Tout débute par l’assassinat d’un avocat Algérien très connu et celui de sa famille, en 1959. Deux personnages que tout oppose vont enquêter sur cette affaire : Continuer la lecture de « Lu en février 2020 : coup de cœur : T. Cantaloube , Réquiem pour la République »

lu en février 2020, coups de cœur : Emmanuel Dongala, le feu des origines

Emmanuel Dongala, Le Feu des origines (1987)

 

 Emmanuel Dongala a une langue magnifique imagée, précise et rapide, de l’humour aussi pour dresser une grande fresque de l’histoire du Congo Colonial à travers l’histoire de son héros décalé, Mandala (la palme) Mankuku (celui qui défie les puissants).

Le livre est aussi bien une critique de la société ancienne que de la société coloniale.

L’enfant naît dans un village de la Brousse, mais sans témoin (seule une palme plantée par la mère sur le lieu de l’accouchement) et avec des yeux verts, ce qui fera douter de son humanité. Continuer la lecture de « lu en février 2020, coups de cœur : Emmanuel Dongala, le feu des origines »

lu en février 2020, Coup de cœur : Isaac Babel , Contes d’Odessa

Isaac Babel, Contes d’Odessa (1923-1937)

 

Isaac Babel est un écrivain  né dans le ghetto juif d’Odessa le 13 juillet 1894, fusillé le 27 janvier 1940 à Moscou.

Isaac Babel est né dans une famille aisée. Il fréquente l’école de commerce d’Odessa, tout en étudiant aussi parallèlement la religion juive. Il apprend ainsi à lire le yiddish. Peu porté à la pratique du sport ou à celle de la musique, il dévore les livres. Il a une bonne maîtrise de la langue et de la littérature française. Flaubert et Maupassant sont les auteurs qui le marqueront le plus et ils auront une influence très forte. Lorsqu’il écrit, il le fait en Russe car il se considère comme Russe. Continuer la lecture de « lu en février 2020, Coup de cœur : Isaac Babel , Contes d’Odessa »

lu en février 2020, coups de cœur: Dominique Bona, Stefan ZWEIG

Dominique Bona, Stefan Zweig (1996)

Dans son ouvrage très riche, Dominique Bona (Membre de l’Académie Française) qui a écrit nombre de biographies (Romain Gary, Berthe Morisot…) explore la personnalité complexe de Stefan Zweig mais aussi son art d’écrire.

Il est né en 1881 dans une famille juive dans l’Empire Austro-Hongrois.

Il a un rejet profond de son éducation scolaire dont le seul projet était de dompter les élèves, il n’aime pas le sport mais a la passion de la musique et de la littérature, a pour maîtres Rainer Maria Rilke, Goethe, Voltaire ou Hesse, aime Verlaine et Verhaeren. Il aime aussi les femmes. Il a la chance d’avoir un frère aîné qui reprend l’affaire familiale et de pouvoir, une fois ses études faites, se consacrer à ses passions. Continuer la lecture de « lu en février 2020, coups de cœur: Dominique Bona, Stefan ZWEIG »