lu en février 2020, coup de cœur: T. Morrison, l’œil le plus bleu

L’œil le plus bleu, Toni Morrison

 Premier roman de Toni Morrison, Prix Nobel de Littérature en 1993,  « L’oeil le plus bleu », écrit assez tardivement, permet à la romancière de connaitre son premier succès.

Avoir des yeux bleus, et encore plus bleus que Shirley Temple, c’est le rêve de Pecola, une petite fille noire, laide, qui vit à Lorain (Ohio – États-Unis), rejetée par la société et à l’école. De plus, malgré son jeune âge (douze ans), Pecola va avoir un enfant mais le drame est qu’il serait de son père, violent. Son passé éclairé par des flash-backs explique cette violence, Continuer la lecture de « lu en février 2020, coup de cœur: T. Morrison, l’œil le plus bleu »

lu en février 2020, coup de cœur : Jodi Picoult, Mille petits riens

Jodi Picoult, Mille petits riens (2016)

 

Jodi Picoult est née en 1966 à New York et est romancière.

L’héroïne s’appelle Ruth Jefferson et exerce le métier de sage-femme depuis plus de 20 ans. Employée modèle et collègue accommodante, mère d’un fils intelligent de 17 ans qu’elle élève seule depuis que son mari est décédé, personne ne se plaint d’elle. Sauf qu’elle est noire. Continuer la lecture de « lu en février 2020, coup de cœur : Jodi Picoult, Mille petits riens »

lu en février 2020, coup de cœur : Marc Roger, Grégoire et le vieux libraire

Marc Roger, Grégoire et le vieux libraire (2019)

 

Marc Roger est né en 1958 à Bamako au Mali.

Il exerce la profession de lecteur public au sein de la Compagnie « La Voie des Livres ». Depuis 1992, il vit de sa passion pour la lecture à voix haute, qui représente un lien social fort selon lui :

« Lire à voix haute et en public, c’est à mon sens, offrir à l’écoute du plus grand nombre, public adulte et jeunesse, des récits brefs, nouvelles ou extraits de romans. C’est également produire des étincelles qui donnent envie de lire, douvrir la voie des livres par où circulent l’échange et les idées. Mais c’est aussi, au cœur des villes et des villages, dans l’entreprise, dans les cafés, partout dans la cité, s’inscrire comme un passeur. Tout simplement lecteur public. »

Grégoire et le vieux libraire, premier roman de Marc Roger.

 C’est l’histoire d’une rencontre, une belle rencontre. Entre Grégoire, 18 ans, pas doué pour les études et devenu agent de service hospitalier dans une maison de retraite malgré lui parce qu’il faut bien travailler pour gagner sa vie, et Monsieur Picquier, ancien libraire atteint de la maladie de Parkinson et d’un glaucome aux yeux. Le vieux monsieur ne peut plus ni tenir un livre, ni distinguer les mots sur les pages. Grégoire fuit pourtant cet objet, qui lui rappelle sa médiocrité à l’école ; mais Monsieur Picquier va avoir besoin de lui pour l’aider à vivre de son ancienne passion avant de s’éteindre, (si ça se trouve des années plus tard, sans avoir pu retrouver le plaisir de lire). Continuer la lecture de « lu en février 2020, coup de cœur : Marc Roger, Grégoire et le vieux libraire »

lu en février 2020 , coup de cœur : jean Echenoz, la vie de Gérard Fulmard

Jean Échenoz, Vie de Gérard Fulmard (2020)

Avec ce nouveau livre, Jean Échenoz nous présente une parodie de polar.

Le personnage principal, Gérard Fulmard, est un anti-héros, un raté qui enchaîne les échecs. Son nom de famille qui, à une lettre près, évoque un oiseau de mer gris et terne, n’est pas en sa faveur.

Le début de l’intrigue illustre bien le ridicule du personnage. Nous apprenons que la chute d’un satellite soviétique a tué son propriétaire d’appartement ; Gérard se croit alors délesté de tous ses impayés de loyer et de ceux à venir. Continuer la lecture de « lu en février 2020 , coup de cœur : jean Echenoz, la vie de Gérard Fulmard »

Lu en février 2020 : coup de cœur : T. Cantaloube , Réquiem pour la République

Thomas Cantaloube, Requiem pour une République (2019)

Thomas Cantaloube est né en 1971 en France, il est journaliste et écrivain.

Requiem pour une République est son premier roman, qui a obtenu le Prix Landerneau.

Selon notre lectrice, il s’agit certes d’un polar, mais pas que.

L’intrigue se situe à Paris entre 1959 et 1962, pendant la guerre d’Algérie.

Tout débute par l’assassinat d’un avocat Algérien très connu et celui de sa famille, en 1959. Deux personnages que tout oppose vont enquêter sur cette affaire : Continuer la lecture de « Lu en février 2020 : coup de cœur : T. Cantaloube , Réquiem pour la République »

lu en février 2020, coups de cœur : Emmanuel Dongala, le feu des origines

Emmanuel Dongala, Le Feu des origines (1987)

 

 Emmanuel Dongala a une langue magnifique imagée, précise et rapide, de l’humour aussi pour dresser une grande fresque de l’histoire du Congo Colonial à travers l’histoire de son héros décalé, Mandala (la palme) Mankuku (celui qui défie les puissants).

Le livre est aussi bien une critique de la société ancienne que de la société coloniale.

L’enfant naît dans un village de la Brousse, mais sans témoin (seule une palme plantée par la mère sur le lieu de l’accouchement) et avec des yeux verts, ce qui fera douter de son humanité. Continuer la lecture de « lu en février 2020, coups de cœur : Emmanuel Dongala, le feu des origines »

lu en janvier 2020, réécritures Bertrand Rothé, Lebrac, Trois mois ferme/ louis Pergaud, la guerre des boutons

Bertrand ROTHÉ,

Lebrac, trois mois de prison, 2009

 Bertrand Rothé nous livre ici Lebrac, trois mois de prison, une intrigue qui reprend l’ensemble des personnages de La Guerre des boutons de Pergaud, 100 ans après. Il s’agit d’un roman documentaire, qui s’appuie sur la façon dont notre société règle les problèmes de la jeunesse aujourd’hui. Pour cela, l’auteur a fait appel à des policiers, des juges, des éducateurs, des médecins, des psychologues, qui tous travaillent avec des mineurs. Il s’est servi de la façon dont ces corps de métier réagiraient aujourd’hui face aux « bêtises » commises par les personnages du livre de Pergaud. Continuer la lecture de « lu en janvier 2020, réécritures Bertrand Rothé, Lebrac, Trois mois ferme/ louis Pergaud, la guerre des boutons »

lu en janvier2020, réécritures, Clémentine Beauvais, songe à la Douceur / Pouchkine, Onéguine

Clémentine Beauvais,

Songe à la douceur, 2016

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans et lui 17. C’est l’été et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est charmant, elle romantique et inévitablement, elle tombe amoureuse de lui. Alors, elle lui écrit une lettre. Il la rejette sans doute pour de mauvaises raisons. Une histoire touchante avec une héroïne qui insuffle une bonne dose de féminisme.

Les déclarations d’amour se font par textos ou messages électroniques. Nous sommes dans une banlieue parisienne on ne peut plus contemporaine. Continuer la lecture de « lu en janvier2020, réécritures, Clémentine Beauvais, songe à la Douceur / Pouchkine, Onéguine »

lu en Janvier 2020 réécritures Kamel Daoud , Meursault contre enquête / A. Camus, l’étranger

Kamel Daoud,

Meursault contre-enquête, 2016

Kamel Daoud revisite le roman de Camus, le poursuit, dans un dialogue avec Meursault, Camus et le lecteur.

À Alger, peu après l’indépendance, Hamou, frère de « l’Arabe » tué par Meursault est obsédé par la volonté de réhabiliter son frère. Sa mère lui a insufflé la nécessité de la vengeance

Il veut clamer son nom « il ne l’a pas nommé, parce que sinon mon frère aurait posé un problème de conscience à l’assassin : on ne tue pas un homme facilement quand il a un prénom. » celui-ci Moussa Oult et Assasse.
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lu en décembre 2019: Turquie / Pierre LOTI, Les Désenchantées (1906)

Pierre LOTI, Les Désenchantées (1906)

Ce roman, publié en 1906, nous permet de découvrir la vie de trois jeunes femmes de la haute société, dans leur harem, (une partie de la maison réservée aux femmes d’où elles ne peuvent être vues de l’extérieur en attendant d’être mariées.

Il s’agit du dixième de ses romans et le troisième de sa trilogie turque.

Bien que Loti ait revendiqué ce texte comme étant purement fictif, il est inspiré de faits réels. Celle qui a imaginé cette mystification est Hortense Marie Héliard, dite Marie Léra, journaliste et féministe française dont nous republions ici le récit de cette supercherie. Récit, signé sous un de ses pseudonymes : Marc Hélys, paru dans Le Figaro dix ans après la mort de Loti. Continuer la lecture de « lu en décembre 2019: Turquie / Pierre LOTI, Les Désenchantées (1906) »