A écrire Pour le 16 décembre 2022

A

TELIER D’ECRITURE ALT

vendredi 16 décembre 2022

Centre Culturel Terrasson  20h15

Feuilleton nouveau : Un village très ordinaire ?

L’idée de D.Dou a été retenue : le village le plus moche de France

Chataignac ? Vous connaissez ? Non, bien sûr que non.

C’est bien parce que ce village n’est pas du tout connu que son conseil municipal a décidé de participer au Concours du Village le plus moche de France.

Chapitre 4

Jeux : Comme au cinéma


jeu 1 Scénario : Imaginez le scénario d’une scène de la vie ordinaire:personne qui se réveille, petit déjeuner, promenade, courses au supermarché, trajet …

Indiquer le cadre, les personnages présents, donner les éléments de l’action en n’utilisant que des verbes d’action aussi bien pour décrire la scène que pour indiquer les sentiments ou les impressions de l’acteur.

Jeu 2 : silence, on tourne la même scène:

Découpage des plans, chacun d’une phrase plus ou moins longue, en respectant l’ordre suivant:

  1. Gros plan ( détail isolé, partie du corps, détail d’un objet ou paysage).
  2. Plan serré (cadrage proche mais qui laisse voir un ensemble)
  3. Plan large ( espace complet dans lequel se situe l’action)
  4. Gros plan
  5. plan moyen( cadrage entre le plan serré et le plan large)
  6. mouvement panoramique de droite à gauche

Jeu 3 Lipogramme : le cinéma Nougaro, extrait

Réécrivez en supprimant la voyelle de votre choix :

Sur l’écran noir de mes nuits blanches

Moi je me fait du cinéma

Sans pognon et sans caméra

Bardot peut partir en vacances

Ma vedette c’est toujours toi

Pour te dire que je t’aime rien à faire je flanche

J’ai du cœur mais pas d’estomac

C’est pourquoi je prends ma revanche

Sur l’écran noir de mes nuits blanches

Où je me fais du cinéma

D’abord un gros plan sur tes hanches

Puis un travelling panorama

Sur ta poitrine grand format

Voilà comment mon film commence

Ecrit en Novembre 2022 :du bruit dans les images

Jeu2 : du bruit dans les images

A partir d’une de ces deux images, construire un récit incluant le maximum d’éléments sonores



L a rumeur est parvenue jusqu’aux oreilles des badauds. Dans le café, les cliquetis des cuillères dans les tasses se font plus nerveux.

Au loin, le ronflement des autocars se rapproche, ainsi que l’écho de la foule rejoignant la place dans un joyeux brouhaha.

Un premier autocar s’engage dans l’avenue, le moteur pétaradant. Aveuglé par le soleil, assourdi par le vacarme des passagers impatients, le chauffeur ne voit ni n’entend un second autocar bondé venant du boulevard adjacent.

Le conducteur de ce dernier freine brusquement, les pneus crissent dans un sifflement strident. Les passants dans la rue sursautent.

L’inévitable se produit. Les deux véhicules se percutent dans un concert de tôles froissées et de vitres brisées.

Plus de peur que de mal. Imperturbables les occupants des deux engins se précipitent bruyamment hors des carcasses encore fumantes. Ils se ruent sur la chaussée dans un tapage infernal.

Le signal est donné.

Le magasin ouvre ses portes pour la dernière promotion sur une célèbre pâte à tartiner à base d’huile de palme.

S’engage alors une lutte sans merci ponctuée d’injures en tout genre.

E.G.

L es grandes salles qui mènent aux Véronèse sont emplies d’une étrange foule qui fait un bruit marin de roulis sur la marqueterie des parqués tellement cirés qu’elle semble y glisser, se mouvant en grappes de visiteurs qui échangent discrètement quelques paroles, soit qu’ils admirent le plafond peint en trompe l’œil, soit qu’ils plongent leurs regards dans les tableaux exposés que viennent écraser au centre les Noces de Cana. L’œuvre est si imposante, si vivante aussi avec au premier plan ses musiciens dont on croit entendre la viole de gambe et le luth, émaillés du tintement des coupes de vermeil et des plats en étain, qu’elle appelle autour d’elle le couloir vide et silencieux d’une distance permettant de l’apprécier dans toute sa grandeur, et d’entrer dans la scène qu’elle représente. L’ homme en bas au milieu du chef d’œuvre de presque 7 mètres sur 10 explique-t-il laborieusement le tableau à un groupe acquéreur de visite savante ou, désemparé devant la sourde clameur s’élevant de la salle, entre-t-il en lui-même en quête de la seule personne qui lui importe, est -elle là, pourrait-elle être présente Rose Marie de son cœur? Il tourne le dos au tableau et s’entend dire d’une voix que lui seul entend et dont il espère qu’elle parvienne à se frayer un chemin jusqu’à l’oreille d’une femme invisible qu’il est le seul à apercevoir entre tant de têtes anonymes : »C’est vous que je suis venu voir Rose Marie »

S.D.


Il entre dans la grande salle des Rubens qui est bondée. Les pas feutrés qui glissent sur les parquets vernis, parfois troublés par une série de claquements brefs de talons aiguilles ou le grincement intempestif d’une lame. Certains se permettent un chuchotement, une exclamation retenue d’admiration ou d’horreur. Le clic-clac régulier des appareils photos donne le rythme. Ce brouhaha continu étouffe les autres bruits et on entend à peine la voix flûtée de la conférencière qui s’attarde sur un tableau. . Il s’approche de la gardienne imperturbablement assise sous «l’enlèvement des filles de Leucippe ». Il ose : « c’est vous que je suis venu voir, Rose-Marie. »

Il lui semble que son murmure rebondit sur les murs d’un tableau à l’autre et emplit tout l’espace. Il rougit. Rose Marie n’a pas bougé. Aucune tête ne s’est retournée . Son aveu s’est perdu. S’il collait un baiser au tableau, l’alarme se déclencherait et là tout serait possible…Si, seulement si ce bourdonnement ne l’intimidait pas tant.

D.Dor







Feuilleton 22-23Le village le plus moche Chapitre 3

Un village très ordinaire

Chapitre 3

Lulu avait enfin reçu un courrier de la production du « Village le plus moche de France », dans lequel on apprit que Châtaignac pouvait concourir ! Monsieur le Maire fut tellement content qu’il fit imprimer 840 invitations pour tous ses administrés, afin de fêter cette excellente nouvelle. Il avait prévu un énorme banquet dans la minable salle communale, où chauffage et climatisation ne fonctionnaient guère à l’année, mais qui ferait l’affaire en ce doux temps de juin. Les cuisines étant évidemment hors service, il avait fait appel aux traiteurs des deux villages voisins, Cépignac et Truffignac. Tout était prévu pour une fête hors du commun, l’une des dernières pour ce village encore inconnu du grand public. Le tournage du « Village le plus moche de France » était prévu pour décembre prochain, l’un des pires mois de l’année à Châtaignac, surtout qu’on n’avait pas l’argent nécessaire pour les décorations de Noël… Encore un élément qui favoriserait à coup sûr la victoire du village !

Lulu en était là de ses réflexions, lorsqu’un beau matin, en arrivant à la Mairie, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il découvrit que la façade du bâtiment avait entièrement été refaite ! Les énormes fissures dans le mur avaient admirablement été colmatées, et le crépi avait été lui aussi refait à neuf, dans ce beau ton jaune qui rappelaient la belle pierre de Sarlat. Le Maire Lulu était partagé entre émerveillement et frustration. C’était un bel ouvrage certes, mais qui compromettait largement la participation de Châtaignac à l’émission. Il convoqua d’emblée les élus. Tous étaient là, à admirer le bâtiment municipal comme s’ils le découvraient pour la première fois. Jamais ils ne lui avaient prêté une telle attention. Lulu interrogea les présents, suspicieux. Nous étions mercredi, et mardi soir, c’était sûr, la façade du bâtiment était encore toute pourrie. Cela s’était donc produit dans la nuit en seulement quelques heures. Comment était-ce possible ? S’agissait-il de quelqu’un du village ? Pas possible, se disait Lulu, personne n’exerce la profession de maçon ici… Globalement les habitants n’étaient pas très manuels, il suffisait de voir leurs jardins à l’abandon et l’état de leurs maisons et garages… Les élus n’avaient pas plus de réponses à ces questions.

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Ecrit en novembre 2022: beau-présent

Jeu 3 : Offrez vous un beau présent

Trouver un maximum de mots contenant uniquement les lettres de votre prénom et de votre nom et écrire un texte en utilisant seulement ces mot

mes lettres

MLNGRDT

EAU

Le regard au-delà du regret, la Terre égare une larme amère.

Une nuée ardente étend un déluge rageur.

Le drame emmure le règne de l’argent en un large nuage.

L’âme de la Terre émerge, elle engagera la lutte et armera le règne de la nature.

E.G.

mes lettres

SLVDTR

IYE

Si

Vie

Le

se

vil vile

y

sil

sel

sevi

lie

vise

si le sel vil s’y lie, vile vie s’y lève ( ….C’est pas un cadeau!!!!)

si sel lie vie , vise le

vie vise le sel, s’il s’y lie

SD

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Jeux de novembre 2022 Onomatopéees

Jeu 1 : Onomatopées

1- Choisir au moins 5 onomatopées.

2- Rédiger un court poème ou un court texte en les incluant toutes

3- Resserrer le texte en les supprimant

Au cours de la séance, il nous a paru plus judicieux, dans la dernière phase, de ne garder que les onomatopées

Plic ploc plic ploc tic tac splash

Plic ploc plic ploc j’entends la pluie qui vient,

Tic tac, le temps passe, je dois me mettre à écrire

Splash ma plume se brise, l’encre éclabousse la page

Plic ploc plic ploc tic tac splash

Plic ploc plic ploc

Tic tac,

Splash

E.G.

Han!, Aïe! Ouille! Sproutch, Beurk! D’un coup de rein il souleva la trappe, mais un bord retomba en lui

pinçant les doigts de la main gauche, à droite sur le plancher il sentit une masse gluante, un rat crevé

peut-être, ça sentait fort la charogne dans ce galetas…

Han!, Aïe! Ouille! Sproutch, Beurk!

S.D.

L’automne.

Boum ! Badaboum ! Les feuilles tombent

Elles se ramassent à la pelle : c’est l’automne.

Plouf ! La rainette plonge dans la mare .
Oups ! Fait le coucou lâchant un prout,

Il est temps que je migre au Pérou

Où je pourrais, pour mes flatulences, suivre un régime à base de noix de cajou.

Mais il a trop présumé de ses forces et de son sens de l’orientation,

Le pauvre coucou : plouf ! Il choit au beau milieu de la Méditerranée

Et lentement, sous l’œil pensif des mérous glou glou glou

Il se noie glou glou glou. Tel est le sort bien souvent

Des pauvres migrants.

Cependant il leur arrive parfois de débarquer sur la terre ferme :

Ouf ! Soupirent-ils soulagés et heureux.

Et bien que leur auberge alors soit à la Grande Ourse

Leurs étoiles au ciel ont un doux froufrou !

Boum ! Badaboum.

Plouf

oups

plouf !

Glou-glou-glou, glou-glou-glou

Ouf !

F.V.

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Jeux d’octobre : nouveaux textes sur les éléments

LA PLUIE

Elle revenait à nous sauver , endossait le Courage lié à tous !

Pour Elle, on attendait tellement longtemps de la voir se produire , dans un éclat du Ciel enfin Présent qui l’apportait , la déversait pour imbiber , pour ressourcer toute vie, la végétation, les cours d’eau ,les sources souterraines ,les racines profondes par l’ameublement de leur terre exhaussée.

Un sentiment de broderie donc pour elle , et d’une évertuée grandeur , de l’équilibre qu’elle représente , de sa sonorité , et de sa liberté d’arriver , de se densifier , et redevenir estompée , ou de se divertir , s’amoindrir , repartir , évoquer aux récipients sa quantité emprisonnée, et permettant sa proportionnalité passagère précise ou plus modulable .

Une attirante linguistique traduisant sa langue à plumes piquantes , d’un régal Haussmannien , sa langue provenant des plus lointaines Galaxies dans un émouvant déferlement , jouxtée à son avancée progressive , et magique.

Et d’anecdotes résolvant tous ses principes d’asymétries , en répits colorés , et bavards , elle refaisait la Fête , avec Lulu le Maire , avec Gina la Plume , avec le repos d’y jouir parfois de sa Source athée ( la description toute seule y est pourtant fameuse ) à nous évoquer en naissant le désir de ses mille cajolantes joie en une suave présence, et d’une autre snob écriture, tout juste liées

LE VENT

Ce qui dément , ou devient dément à notre tempérance , et de nos choix , cette attirante riposte des cycles , tout cycles , de mouvements dépossédants , de ce mouvement ingénieux aussi par son expression , et de son éloquence , ou de son analyse déconstruite même , tant ce Vent dont il était question savait et pouvait à tous moments balayer le vivant , et ses bâtisses dressées et de par lui rendues fragiles . Ces Cathédrales et ces Dolmens pourtant indémodables , tout ce travail , et chacune de ses constructions implantées, admises, sécurisées au plus près de nos évaluations et de nos si nombreuses extrapolations; ici, une mini-pelote , une broutille en face de ce Géant qui maniait les stigmates des rangements et des déracinements , et en une effraction potentielle de Querelleur ( et en plus fondamentale aux expéditions maritimes depuis des temps immémoriaux ) . Ouf de ses Combats , résorbants , consentants ! Et ravalés à des Constats !

Quel fut ce souffle accaparé par des mains anciennes, des doigts de Dirigeant digérant ses compétences valvées , et de notes phoniques recherchées, bâties fabriquées et remodelées, polies, usées en les ayant amoindries, et rabattues, imposées , déconstruites , fabriquées traumatiques aux Quatre Points Cardinaux , sauveur à l’emprise qu’il ordonnait , et de quand il se délestait de son affabulante inexprimable compréhension , Eh bien oui , non … ?

LE SOLEIL

Le sentiment que j’ai pu reconnaître du Soleil est maintenant révolu . Lui nous contient et se démène, c’est la moindre de ces fulgurantes qualités. Il quémande et se régale d’un appétit réparateur , car ce monstre de véracité retient ses fautes d’Indiens et de Français , Alors le reste pensez-vous ? Il a pignon sur rue pour tout ce qui regarde l’Idole amoureuse qu’il s’imagine en établir apprivoiser ! Bon , sans contestation de notre répondeur coquin lorsque nous nous interrogeons surtout à ses facultés,et à sa vacuité de Géant se prêchant en robotique , entre nous transposés à ses émargements qu’il aurait donc lui-même su répartir, révoquer si besoin , et pourquoi sans soucis de les estampiller,l’imaginer encore motus se révéler là où les venues d’Astéroïdes ne veulent décoder la détermination de sa parole illustrée , ça au travers d’y vivre en Maître , et sans surligneur, faut-il bien nous le rappeler , à l’espoir de toute beauté ? Il se revendique comme dans un but de ralliement , de vestibule masqué dans son contournement , son Voyage , son Onction précieuse , sa virilité , séparés ? Ne nous imaginons jamais l’égaler ou lui rapporter un jour seulement le beau paquet de floraisons que nous aurions pourtant pour lui aménagé . Car il nous redira à ce moment qu’il n’eut la moindre possibilité d’y reproduire des fées !

LA NEIGE

Elle collait une fois dense , et après qu’elle eut chuté , lorsque la fraîche température de l’air mariée à elle créait à l’atmosphère sa liaison première . De sa mathématique physique, géologique géométrique, drapée et innée, Entrant sa quantité nous rendant nostalgiques de sa pureté, absorbant les masses sur elle venues se gloser , d’après leur hypothétique poids pressé. Caressante, comme à l’aube d’un croissant badigeonné de myrtilles , ou d’un pain au lait . Qu’en affligeant son destin de se regarder passagère nappée, après vol de poussière , et après son lest d’expression ,de bavardage à l’approximation d, aller vernir en tout points , en toutes casuelles opportunités , et justement après de maintes destitutions, de s’être maintenant et enfin déposée. Mais d’ailleurs , qu’avait-elle branché à son l-pod , d’une ordonnance , ou au contraire d’une résiliation , pour qu’on la sentit , et qu’elle fut si différente , si parfaite, à s’en combler de ses recouvrements, et de ses effacements , jusqu’à totale disparition . Au moins par les luttes qui cédaient à son pas et à sa fraîcheur de Nature liquide , et puis vaporeuse vers l’au-delà . Vers son traitement , vers sa foi actuellement nauséabonde là ne le cachons pas, à sa voie de slalomer à son climat , vectorielle dépendante des facteurs qui sauront bien un jour l’attendre et l’accueillir , pour qu’elle refit les réserves des sous-sols , comme des lavages du Ciel délesté aux regards, à l’arrêt des surfaces toute à s’époumoner .

LA GRÊLE

Se repérer instinctivement , ayant que quoi que ce soit n’arrive , c’était ce que nous pensions ,légitimes et formels , à l’arrivée de cette luxuriante nature aérienne , dotée de lourds nuages épaissis et grumeleux , et de mèches à reconnaître leur seule présence comme une utilitaire.

Se borner à cela , elle qui en Dévote remarquable , se détaillant à son histoire en venant pourtant s’adresser directe aux lointains ou aux présents sols, où nous flânions autrement bernés et un peu crédules de sa place vacante qu’elle prenait en choix absolu (de celui d’étayer une histoire intrinsèquement et bassement nivelée , et accroc sans doute d’un Végétarisme précoce ) en s’annonçant d’aller en bottes de guerre et sans dispense le dévorer .

Et prétendant une rentabilisation , un engagement à servir avant qu’avec fracas elle nous tomba dessus . Et avec l’air de nous fourvoyer : « Mais pourquoi étiez-vous là à paresser tandis que de l’informe , de l’épouvante et de l’angoisse , le façonnage de votre frayeur tout terrain,je m’en charge ? Vous verrez bien que bien après avoir tout mâché , et dépecé , vous vous retrouverez embellis chimériques aux Désirs tangibles , d’une autre fluctuation , d’une identification de la réelle sédimentation , et aux préconisations, ou aux clivages d’une Communion… » Nous nous voulions bien l’accueillir en nous couvrant la tête et en nous abritant ! ..

LA TORNADE

Une Attaque frontale ! S’insurger des mêmes versants de consensus mous ? Dodeliner donc devant en Chiffe Molle ? De sa Caricature , le produit émollient est-il à même d’en être salvateur ? Pourquoi bouger , sauf de ne pas mourir , avec tout ce que comporte le fondamental , l’imprégné,la radicalité, l’Osmose ?

Et c’est que d’apparaître déjà elle est d’Imposition , elle fourmille dans l’air jusqu’à s’en fabriquer les draps de forces , Fantôme des Galaxies , et quitte à s’énerver d’avance, quelle était , mais surtout quand venait la Déesse débordante de fougue dans sa fugue en fureur et dans son Autarcie , incommensurable à son Ostentation ? A sa contemplation ,l’Ultra-Dynamisme, à sa Vocation d’un filon sublime , une Conspiration du Cynisme inféodé et malhabile, détonnant !

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A lire pour le 19 novembre 2022 : romans graphiques

Séance à la médiathèque, le samedi 19 novembre à 10 heures

Thématique : spéciale Romans graphiques

  • Coming in, Elodie Font (2021)
  • Polina, Bastien Vivès (2011)
  • Anaïs Nin : sur la mer des mensonges, Léonie Bischoff (2020)
  • Clapas, Isao Moutte (2021)
  • La jeune femme et la mer, Catherine Meurisse (2021)
  • Joséphine Baker, José-Louis Bocquet (2016)

Lu en octobre 2022, coup de cœur : Les victorieuses (2019) et Le cerf-volant (2021), Laëtitia Colombani

Les victorieuses (2019) et Le cerf-volant (2021), Laëtitia Colombani

Après avoir découvert lors d’une réunion du club de lecture, il y a bien longtemps, l’écrivaine Laëtitia Colombani dans La Tresse. J’ai lu durant ces derniers mois deux livres de celle-ci : Le cerf-volant et Les victorieuses.


Dans Le cerf-volant, Laëtitia Colombani reprend le fil de La Tresse, dans un récit initiatique, puissant et généreux.
Brisée par un drame personnel, Léna abandonne la France et son poste d’enseignante pour partir en Inde, au bord du golfe du Bengale. Elle manque de se noyer, un matin, lorsqu’elle nage dans l’océan. Sauvée par une petite fille qui travaille dans un restaurant, et qui ne sait ni lire, ni écrire, Léna se lancera dans un incroyable projet : fonder une école pour tous les enfants du quartier, qui en sont privés. Elle rencontrera sur son chemin des obstacles, des oppositions. L’espoir et les désillusions seront là, mais aussi sa volonté face aux traditions, et son rêve de changer la vie par l’éducation.

Belle histoire avec beaucoup de générosité et d’humanité.


Voici quelques citations qui accompagnent ce livre à méditer : « la vie doit être comprise en regardant en arrière, mais il ne faut pas oublier qu’elle doit être vécue en regardant vers l’avant. » Kierkegaard.

René Char « L’impossible, nous ne l’atteignons pas, mais il nous sert de lanterne. »

Dans Les victorieuses de Laëtitia Colombani :

Brillante avocate, Solène tente de se reconstruire après un burn-out. Elle accepte une mission bénévole d’écrivain public auprès de femmes, aux destins tourmentés, qui viennent du monde entier. Femmes exclues que la vie a malmenées et qui gardent cependant toujours la tête haute. Solène se sentira utile « cet endroit, le palais de la femme » sera pour elle : « un endroit qui l’a aidée à se relever ». Elle n’a plus besoin de cachets. Elle se sent utile, en paix, à sa place pour la première fois de sa vie.

Ce livre donne de l’émotion !

Sincères salutations à tous.

Lu en octobre 2022 coup de cœur: Quand tu écouteras cette chanson (2022), Lola Lafon

Quand tu écouteras cette chanson (2022), Lola Lafon

Dans le cadre de la collection « Ma nuit au musée » des éditions Stock, Lola Lafon a eu l’occasion de passer une nuit entière dans le musée de son choix. En août 2021, elle choisit le musée Anne Frank à Amsterdam, plus précisément dans l’Annexe où Anne Frank et sept autres personnes ont vécu, de juillet 1942 au 4 août 1944.

Dès le départ, Lola Lafon sait que se rendre dans l’Annexe sera très difficile. En témoignent les pages relatant son appréhension à se rendre à Amsterdam, puis à entrer dans cette pièce exiguë, qui est restée bloquée à une époque sombre de l’Histoire, celle de la déportation des juifs. Au fil de la nuit, le cauchemar vécu par la famille Frank vient se mêler aux souvenirs de l’autrice, elle aussi descendante d’une famille juive. Elle raconte l’exil familial dans le début des années 30, la perte d’identité, se souvient des membres de sa famille décédés à Auschwitz, de sa grand-mère Ida Goldman qui a survécu et lui a transmis une médaille frappée du portrait d’Anne Frank avec ce message « N’oublie jamais ! ».

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Lu en Octobre 2022 coup de cœur: Patagonie route 203 (2020), Eduardo Fernando Varela

Patagonie route 203 (2020), Eduardo Fernando Varela

Eduardo Fernando Varela est Argentin. Il partage sa vie entre Venise où il vend des cartes anciennes et Buenos Aires où il est journaliste et où il écrit des scénarios. Ça se sent dans l’écriture très maîtrisée de ce premier roman : on progresse par plans successifs, très précis et souvent surprenants qui impriment la rétine du lecteur.

Varela nous amène « sur la route », plutôt sur des routes, celles hasardeuses de Patagonie où les temps de trajet, les distances, les lieux habités se distendent à l’infini dans la solitude des paysages, le vent, la poussière où rien n’a de certitude. Même les noms des lieux sont volatils. Il nous entraîne au milieu de nulle part, sur un océan terrestre hostile et fascinant.

On est avec Parker dans le huis clos d’un camion qui sillonne en long et en large ce désert. Parker est un ancien saxophoniste qui ne sait plus jouer, qui fuit la capitale et qui a trouvé là un refuge. Pour le patron qui n’est ni en règle avec son camion, ni en règle avec les cargaisons qu’il transporte de la Côte vers la cordillère, ce non professionnel emprunte les routes secondaires pour échapper à d’éventuels contrôles ou à ses poursuivants. Il a laissé femme et enfant et n’a avec lui que quelques meubles.

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