Ecrit en Novembre 2022 :du bruit dans les images

Jeu2 : du bruit dans les images

A partir d’une de ces deux images, construire un récit incluant le maximum d’éléments sonores



L a rumeur est parvenue jusqu’aux oreilles des badauds. Dans le café, les cliquetis des cuillères dans les tasses se font plus nerveux.

Au loin, le ronflement des autocars se rapproche, ainsi que l’écho de la foule rejoignant la place dans un joyeux brouhaha.

Un premier autocar s’engage dans l’avenue, le moteur pétaradant. Aveuglé par le soleil, assourdi par le vacarme des passagers impatients, le chauffeur ne voit ni n’entend un second autocar bondé venant du boulevard adjacent.

Le conducteur de ce dernier freine brusquement, les pneus crissent dans un sifflement strident. Les passants dans la rue sursautent.

L’inévitable se produit. Les deux véhicules se percutent dans un concert de tôles froissées et de vitres brisées.

Plus de peur que de mal. Imperturbables les occupants des deux engins se précipitent bruyamment hors des carcasses encore fumantes. Ils se ruent sur la chaussée dans un tapage infernal.

Le signal est donné.

Le magasin ouvre ses portes pour la dernière promotion sur une célèbre pâte à tartiner à base d’huile de palme.

S’engage alors une lutte sans merci ponctuée d’injures en tout genre.

E.G.

L es grandes salles qui mènent aux Véronèse sont emplies d’une étrange foule qui fait un bruit marin de roulis sur la marqueterie des parqués tellement cirés qu’elle semble y glisser, se mouvant en grappes de visiteurs qui échangent discrètement quelques paroles, soit qu’ils admirent le plafond peint en trompe l’œil, soit qu’ils plongent leurs regards dans les tableaux exposés que viennent écraser au centre les Noces de Cana. L’œuvre est si imposante, si vivante aussi avec au premier plan ses musiciens dont on croit entendre la viole de gambe et le luth, émaillés du tintement des coupes de vermeil et des plats en étain, qu’elle appelle autour d’elle le couloir vide et silencieux d’une distance permettant de l’apprécier dans toute sa grandeur, et d’entrer dans la scène qu’elle représente. L’ homme en bas au milieu du chef d’œuvre de presque 7 mètres sur 10 explique-t-il laborieusement le tableau à un groupe acquéreur de visite savante ou, désemparé devant la sourde clameur s’élevant de la salle, entre-t-il en lui-même en quête de la seule personne qui lui importe, est -elle là, pourrait-elle être présente Rose Marie de son cœur? Il tourne le dos au tableau et s’entend dire d’une voix que lui seul entend et dont il espère qu’elle parvienne à se frayer un chemin jusqu’à l’oreille d’une femme invisible qu’il est le seul à apercevoir entre tant de têtes anonymes : »C’est vous que je suis venu voir Rose Marie »

S.D.


Il entre dans la grande salle des Rubens qui est bondée. Les pas feutrés qui glissent sur les parquets vernis, parfois troublés par une série de claquements brefs de talons aiguilles ou le grincement intempestif d’une lame. Certains se permettent un chuchotement, une exclamation retenue d’admiration ou d’horreur. Le clic-clac régulier des appareils photos donne le rythme. Ce brouhaha continu étouffe les autres bruits et on entend à peine la voix flûtée de la conférencière qui s’attarde sur un tableau. . Il s’approche de la gardienne imperturbablement assise sous «l’enlèvement des filles de Leucippe ». Il ose : « c’est vous que je suis venu voir, Rose-Marie. »

Il lui semble que son murmure rebondit sur les murs d’un tableau à l’autre et emplit tout l’espace. Il rougit. Rose Marie n’a pas bougé. Aucune tête ne s’est retournée . Son aveu s’est perdu. S’il collait un baiser au tableau, l’alarme se déclencherait et là tout serait possible…Si, seulement si ce bourdonnement ne l’intimidait pas tant.

D.Dor







Ecrit en novembre 2022: beau-présent

Jeu 3 : Offrez vous un beau présent

Trouver un maximum de mots contenant uniquement les lettres de votre prénom et de votre nom et écrire un texte en utilisant seulement ces mot

mes lettres

MLNGRDT

EAU

Le regard au-delà du regret, la Terre égare une larme amère.

Une nuée ardente étend un déluge rageur.

Le drame emmure le règne de l’argent en un large nuage.

L’âme de la Terre émerge, elle engagera la lutte et armera le règne de la nature.

E.G.

mes lettres

SLVDTR

IYE

Si

Vie

Le

se

vil vile

y

sil

sel

sevi

lie

vise

si le sel vil s’y lie, vile vie s’y lève ( ….C’est pas un cadeau!!!!)

si sel lie vie , vise le

vie vise le sel, s’il s’y lie

SD

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Jeux de novembre 2022 Onomatopéees

Jeu 1 : Onomatopées

1- Choisir au moins 5 onomatopées.

2- Rédiger un court poème ou un court texte en les incluant toutes

3- Resserrer le texte en les supprimant

Au cours de la séance, il nous a paru plus judicieux, dans la dernière phase, de ne garder que les onomatopées

Plic ploc plic ploc tic tac splash

Plic ploc plic ploc j’entends la pluie qui vient,

Tic tac, le temps passe, je dois me mettre à écrire

Splash ma plume se brise, l’encre éclabousse la page

Plic ploc plic ploc tic tac splash

Plic ploc plic ploc

Tic tac,

Splash

E.G.

Han!, Aïe! Ouille! Sproutch, Beurk! D’un coup de rein il souleva la trappe, mais un bord retomba en lui

pinçant les doigts de la main gauche, à droite sur le plancher il sentit une masse gluante, un rat crevé

peut-être, ça sentait fort la charogne dans ce galetas…

Han!, Aïe! Ouille! Sproutch, Beurk!

S.D.

L’automne.

Boum ! Badaboum ! Les feuilles tombent

Elles se ramassent à la pelle : c’est l’automne.

Plouf ! La rainette plonge dans la mare .
Oups ! Fait le coucou lâchant un prout,

Il est temps que je migre au Pérou

Où je pourrais, pour mes flatulences, suivre un régime à base de noix de cajou.

Mais il a trop présumé de ses forces et de son sens de l’orientation,

Le pauvre coucou : plouf ! Il choit au beau milieu de la Méditerranée

Et lentement, sous l’œil pensif des mérous glou glou glou

Il se noie glou glou glou. Tel est le sort bien souvent

Des pauvres migrants.

Cependant il leur arrive parfois de débarquer sur la terre ferme :

Ouf ! Soupirent-ils soulagés et heureux.

Et bien que leur auberge alors soit à la Grande Ourse

Leurs étoiles au ciel ont un doux froufrou !

Boum ! Badaboum.

Plouf

oups

plouf !

Glou-glou-glou, glou-glou-glou

Ouf !

F.V.

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Jeux d’octobre : nouveaux textes sur les éléments

LA PLUIE

Elle revenait à nous sauver , endossait le Courage lié à tous !

Pour Elle, on attendait tellement longtemps de la voir se produire , dans un éclat du Ciel enfin Présent qui l’apportait , la déversait pour imbiber , pour ressourcer toute vie, la végétation, les cours d’eau ,les sources souterraines ,les racines profondes par l’ameublement de leur terre exhaussée.

Un sentiment de broderie donc pour elle , et d’une évertuée grandeur , de l’équilibre qu’elle représente , de sa sonorité , et de sa liberté d’arriver , de se densifier , et redevenir estompée , ou de se divertir , s’amoindrir , repartir , évoquer aux récipients sa quantité emprisonnée, et permettant sa proportionnalité passagère précise ou plus modulable .

Une attirante linguistique traduisant sa langue à plumes piquantes , d’un régal Haussmannien , sa langue provenant des plus lointaines Galaxies dans un émouvant déferlement , jouxtée à son avancée progressive , et magique.

Et d’anecdotes résolvant tous ses principes d’asymétries , en répits colorés , et bavards , elle refaisait la Fête , avec Lulu le Maire , avec Gina la Plume , avec le repos d’y jouir parfois de sa Source athée ( la description toute seule y est pourtant fameuse ) à nous évoquer en naissant le désir de ses mille cajolantes joie en une suave présence, et d’une autre snob écriture, tout juste liées

LE VENT

Ce qui dément , ou devient dément à notre tempérance , et de nos choix , cette attirante riposte des cycles , tout cycles , de mouvements dépossédants , de ce mouvement ingénieux aussi par son expression , et de son éloquence , ou de son analyse déconstruite même , tant ce Vent dont il était question savait et pouvait à tous moments balayer le vivant , et ses bâtisses dressées et de par lui rendues fragiles . Ces Cathédrales et ces Dolmens pourtant indémodables , tout ce travail , et chacune de ses constructions implantées, admises, sécurisées au plus près de nos évaluations et de nos si nombreuses extrapolations; ici, une mini-pelote , une broutille en face de ce Géant qui maniait les stigmates des rangements et des déracinements , et en une effraction potentielle de Querelleur ( et en plus fondamentale aux expéditions maritimes depuis des temps immémoriaux ) . Ouf de ses Combats , résorbants , consentants ! Et ravalés à des Constats !

Quel fut ce souffle accaparé par des mains anciennes, des doigts de Dirigeant digérant ses compétences valvées , et de notes phoniques recherchées, bâties fabriquées et remodelées, polies, usées en les ayant amoindries, et rabattues, imposées , déconstruites , fabriquées traumatiques aux Quatre Points Cardinaux , sauveur à l’emprise qu’il ordonnait , et de quand il se délestait de son affabulante inexprimable compréhension , Eh bien oui , non … ?

LE SOLEIL

Le sentiment que j’ai pu reconnaître du Soleil est maintenant révolu . Lui nous contient et se démène, c’est la moindre de ces fulgurantes qualités. Il quémande et se régale d’un appétit réparateur , car ce monstre de véracité retient ses fautes d’Indiens et de Français , Alors le reste pensez-vous ? Il a pignon sur rue pour tout ce qui regarde l’Idole amoureuse qu’il s’imagine en établir apprivoiser ! Bon , sans contestation de notre répondeur coquin lorsque nous nous interrogeons surtout à ses facultés,et à sa vacuité de Géant se prêchant en robotique , entre nous transposés à ses émargements qu’il aurait donc lui-même su répartir, révoquer si besoin , et pourquoi sans soucis de les estampiller,l’imaginer encore motus se révéler là où les venues d’Astéroïdes ne veulent décoder la détermination de sa parole illustrée , ça au travers d’y vivre en Maître , et sans surligneur, faut-il bien nous le rappeler , à l’espoir de toute beauté ? Il se revendique comme dans un but de ralliement , de vestibule masqué dans son contournement , son Voyage , son Onction précieuse , sa virilité , séparés ? Ne nous imaginons jamais l’égaler ou lui rapporter un jour seulement le beau paquet de floraisons que nous aurions pourtant pour lui aménagé . Car il nous redira à ce moment qu’il n’eut la moindre possibilité d’y reproduire des fées !

LA NEIGE

Elle collait une fois dense , et après qu’elle eut chuté , lorsque la fraîche température de l’air mariée à elle créait à l’atmosphère sa liaison première . De sa mathématique physique, géologique géométrique, drapée et innée, Entrant sa quantité nous rendant nostalgiques de sa pureté, absorbant les masses sur elle venues se gloser , d’après leur hypothétique poids pressé. Caressante, comme à l’aube d’un croissant badigeonné de myrtilles , ou d’un pain au lait . Qu’en affligeant son destin de se regarder passagère nappée, après vol de poussière , et après son lest d’expression ,de bavardage à l’approximation d, aller vernir en tout points , en toutes casuelles opportunités , et justement après de maintes destitutions, de s’être maintenant et enfin déposée. Mais d’ailleurs , qu’avait-elle branché à son l-pod , d’une ordonnance , ou au contraire d’une résiliation , pour qu’on la sentit , et qu’elle fut si différente , si parfaite, à s’en combler de ses recouvrements, et de ses effacements , jusqu’à totale disparition . Au moins par les luttes qui cédaient à son pas et à sa fraîcheur de Nature liquide , et puis vaporeuse vers l’au-delà . Vers son traitement , vers sa foi actuellement nauséabonde là ne le cachons pas, à sa voie de slalomer à son climat , vectorielle dépendante des facteurs qui sauront bien un jour l’attendre et l’accueillir , pour qu’elle refit les réserves des sous-sols , comme des lavages du Ciel délesté aux regards, à l’arrêt des surfaces toute à s’époumoner .

LA GRÊLE

Se repérer instinctivement , ayant que quoi que ce soit n’arrive , c’était ce que nous pensions ,légitimes et formels , à l’arrivée de cette luxuriante nature aérienne , dotée de lourds nuages épaissis et grumeleux , et de mèches à reconnaître leur seule présence comme une utilitaire.

Se borner à cela , elle qui en Dévote remarquable , se détaillant à son histoire en venant pourtant s’adresser directe aux lointains ou aux présents sols, où nous flânions autrement bernés et un peu crédules de sa place vacante qu’elle prenait en choix absolu (de celui d’étayer une histoire intrinsèquement et bassement nivelée , et accroc sans doute d’un Végétarisme précoce ) en s’annonçant d’aller en bottes de guerre et sans dispense le dévorer .

Et prétendant une rentabilisation , un engagement à servir avant qu’avec fracas elle nous tomba dessus . Et avec l’air de nous fourvoyer : « Mais pourquoi étiez-vous là à paresser tandis que de l’informe , de l’épouvante et de l’angoisse , le façonnage de votre frayeur tout terrain,je m’en charge ? Vous verrez bien que bien après avoir tout mâché , et dépecé , vous vous retrouverez embellis chimériques aux Désirs tangibles , d’une autre fluctuation , d’une identification de la réelle sédimentation , et aux préconisations, ou aux clivages d’une Communion… » Nous nous voulions bien l’accueillir en nous couvrant la tête et en nous abritant ! ..

LA TORNADE

Une Attaque frontale ! S’insurger des mêmes versants de consensus mous ? Dodeliner donc devant en Chiffe Molle ? De sa Caricature , le produit émollient est-il à même d’en être salvateur ? Pourquoi bouger , sauf de ne pas mourir , avec tout ce que comporte le fondamental , l’imprégné,la radicalité, l’Osmose ?

Et c’est que d’apparaître déjà elle est d’Imposition , elle fourmille dans l’air jusqu’à s’en fabriquer les draps de forces , Fantôme des Galaxies , et quitte à s’énerver d’avance, quelle était , mais surtout quand venait la Déesse débordante de fougue dans sa fugue en fureur et dans son Autarcie , incommensurable à son Ostentation ? A sa contemplation ,l’Ultra-Dynamisme, à sa Vocation d’un filon sublime , une Conspiration du Cynisme inféodé et malhabile, détonnant !

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Ecrit en octobre 2022- jeu2: tableau de Fujita

Un avant et un après

Choisir un des trois tableaux suivants pour inventer une histoire : Développer ce qui s’est passé avant et annoncer ce qui se passera après

Tableau de Fujita, Au café

Elle c’est Esther, elle est actrice à la Comédie Française, Esther Agnelet…. Elle a joué la veille au soir Henriette dans Les Femmes Savantes, mais la voilà de bon matin au café de Flore, désemparée, incapable de répondre à la lettre qu’elle a trouvée sous la porte de sa loge et à laquelle elle se sent incapable de répondre…Toute la nuit déjà elle en a tourné et retourné dans sa tête les mots insensés. » Belle et chère Ester, pardon je dois partir à Saint-Petersbourg pour affaires, nous ne pourrons nous voir avant quelques mois, oubliez moi, cela vaut mieux, je ne sais quand je pourrai vous retrouver… »

Derrière elle le serveur et un homme qui regarde la rue sont étrangers à ce qui la broie, ils sont dans le présent, insensibles et affairés. Esther, elle, regarde en elle, et une immense déception l’envahit. Son Georges, son écrivain chéri, comment a-t-il pu se contenter d’un tel mensonge pour annuler leur escapade prévue depuis des semaines, pire, elle le sent, elle le sait déjà, pour annuler leur relation, mettre un terme à leur amour? Il lui ment, elle en est sûre, sa meilleure amie l’a alertée « fais attention c’est un coureur, il te laissera comme toutes les autres », elle ne voulait pas le croire… »Nos liens sont si profonds, si uniques »…

Que va-t-elle faire? La tâche d’encre mouillée de larmes dit son impossibilité d’écrire, elle n’a plus même de jambes pour sortir du café, aller voir une amie, elle ne saurait en parler à personne, pas de voix non plus pour crier…Elle va rester là échouée et commander , recommander un autre verre, se jeter dans la Seine, c’est ce qu’elle voudrait, mais comment? à bout de dégoût, la nuit venue, titubante, se jeter du pont de l’Alma.…

S.D

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Ecrit en octobre 2022: jeu 2 avant et après : tableau de Caravage

Jeu 2 : Un avant et un après

Choisir un des trois tableaux suivants pour inventer une histoire : Développer ce qui s’est passé avant et annoncer ce qui se passera après

Premier tableau : le Caravage Le dîner chez Emmaüs

Auguste et Séraphin attendent des amis pour le dîner et débattent du menu et de la répartition des tâches. Séraphin pétrira, cuira le pain et s’occupera du plat principal. Auguste quant à lui, préparera l’entrée ainsi que le dessert. 

« Pour l’entrée ce sera tartare d’algues et terrine végétale aux trois poivres. » Déclare Auguste. « Mais que dis-tu ! » Rétorque Séraphin, « nous n’avons pas reçu Myrtille et Saturnin depuis des lustres ! Nous devons les recevoir comme il se doit ! En entrée ce sera foie gras un point c’est tout. Et pour le plat principal, un poulet farci. »

« Mon pauvre Séraphin, tu dis bien n’importe quoi ! La boucherie la plus proche se trouve à des kilomètres ! Et je te défend de toucher à une seule plume de Jonquille ! »

Jonquille est une poule qu’Auguste et Séraphin avaient recueilli pour qu’elle échappe à l’abattoir. C’était leur seul animal de compagnie.

Auguste et Séraphin finissent par trouver un compromis. Ce sera foie gras en entrée, il leur en reste justement une terrine du mois dernier. Le plat principal sera un potimarron farci accompagné de tartelettes aux trompettes des morts.

Tout l’après-midi les deux compères s’affairent. Auguste en cuisine et Séraphin dans la dépendance où ils avaient patiemment restauré un ancien four à pain.

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Ecrit en octobre 2022: jeu 2 avant et après :tableau de Renoir

Jeu 2 : Un avant et un après

Choisir un des trois tableaux suivants pour inventer une histoire : Développer ce qui s’est passé avant et annoncer ce qui se passera après

Tableau de Renoir, La balançoire

Son père le lui avait promis. Cet après-midi, ils allaient au parc faire de la balançoire. La compagnie de Guillaume, le copain du père ajoutait à la fête. Elle avait calé ses mains dans leurs deux paumes et ils s’amusaient à la faire courir sauter par dessus les flaques, tout en devisant gaiement entre eux. Leurs trois chapeaux de paille dansaient au rythme de leur course.

Soudain, la balançoire était là, bien accrochée à sa branche de tilleul centenaire… Au même moment une femme est apparue, sortie on ne sait d’où. Juliette l’a trouvée particulièrement belle, surtout sa robe de mousseline blanche attachée par de grands nœuds de soie bleue. Quand elle serait grande, elle aurait la même. Cependant les deux hommes semblaient l’avoir complètement oubliée, fascinés par la jeune femme qu’ils invitèrent à se balancer. Elle se se fit pas prier. Sa robe volait et découvrait ses jambes au milieu des rires et des cris. Dépitée, Juliette se mit à sangloter.

Les trois adultes se retournèrent d’un bloc.

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Écrit en Octobre 2022: jeu 1 : Impressions sur le vent, la pluie

Liste de mes impressions :

Au choix :

Liste de mes impressions sur le vent

Liste de mes impressions sur la pluie

Liste de mes impressions sur le soleil

La pluie

La pluie me donne souvent l’impression de retomber en enfance car lorsqu’il pleut des souvenirs qui y sont associés me reviennent.

J’aime l’odeur de l’air avant une pluie d’été.

J’aime être trempée par une giboulée de printemps.

J’aime les pluies d’automne, celles qui traversent nos vêtements et même notre peau. Ces pluies-là me donnent envie de déguster une boisson chaude, sous un plaid avec mon livre préféré.

J’aime le son produit par une forte pluie sur les tuiles.

J’aime le rafraîchissement d’une averse en été.

J’aime les nuages, ceux que l’on voit arriver de loin avec leur rideau de pluie, et qui laissent encore passer quelques rayons de soleil obliques.

J’aime la pluie et elle me manque.

E.G.

LISTE DE MES IMPRESSION SUR LA PLUIE

les pluies ne sont jamais pareilles et surtout mes impressions sont dépendantes de mes occupations, mes humeurs la présence ou non du vent , la chaleur ou froideur des gouttes, leur lourdeur qui m’inonde ou la finesse et légèreté de la bruine….

Fraîcheur humide,                                                                                                                                                       

douche piquante,

bruine délicieuse,

froide et collante jusqu’aux os,

impression de berceuse

réveil en clapotis

rideau    inévitable

qui s’immisce partout

seaux de froidure

et pleurs calmes

comme la mousse je renais

la pluie sans parapluie

me plie en deux sous ma capuche

en rien ne m’obéit!

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Jeux de septembre 2020 – 2- Une fin pour quelle histoire?

Jeu 1 : Une fin pour quelle histoire ?

Voici 5 fins de romans existants . Choisissez en une qui pourrait conclure une histoire de votre cru :

1 « – Rien d’autre, vous n’avez rien d’autre à me dire, Monsieur ? – Rien, non, Directeur »

2 « Comme elle était lourde, ils la portaient alternativement. »

3 « – Alors, qu’est-ce que t’as fait -j’ai vieilli »

4 « Puis la paix retomba sur un petit tas de poussière livide »

Choix 4 « Puis la paix retomba sur un petit tas de poussière livide »

– J’en ai marre que tu ne passes jamais le balai !

– Je n’ai pas le temps. J’ai un travail fatigant, moi.

– Parce que moi, non ?!

– Je n’ai pas dit ça. Mais le mien est un peu plus physique, tu en conviendras.

– Mais la mauvaise foi du mec ! Même au chômage tu ne savais pas à quoi ressemblait un balai ! Il a fallu qu’on se rencontre pour que tu le découvres. À nos débuts, tu faisais des efforts.

– Il faut croire que j’ai préféré te rencontrer, toi.

– C’est vrai que tu ne lui as plus prêté attention, depuis, à ce pauvre balai.

– Cela devrait te flatter. Tu es beaucoup plus attirante, inspirante, et vivante que lui…

– Tu essayes de m’endormir, je te vois venir…

– Je dis la vérité : ce balai ne me plaît pas du tout. Il n’a pas tes jolies formes, ton regard incandescent, ta douce voix…

– C’est bon ça ira pour cette fois, le ménage. La chambre est propre, tu viens …?

Puis la paix retomba sur un petit tas de poussière livide.

L.D

Choix n°3 « – Alors, qu’est-ce que t’as fait -j’ai vieilli »

C’est une très vieille histoire racontée de façon moderne

C’est l’histoire d’un homme qui aurait pu vivre heureux auprès de ses parents, dans son petit village. Mais vers la trentaine, il décida de faire de la politique. Il créa un petit mouvement d’opposition placé sous le symbole du poisson dont le nom en grec , ICHTUS, était sans doute un acronyme intraduisible pour la majorité des gens. Il ajoutait, allez savoir pourquoi, que ses successeurs seraient appelés à régner. C’était un excellent orateur. Accompagné de ses adhérents, il allait de village en village, en proclamant des idées nouvelles d’amour et de paix pour toute l’humanité.Dans un pays occupé par des troupes étrangères et gouverné par une dictature religieuse, il ne pouvait s’attirer que des ennuis. Effectivement, il lui arriva de très nombreux malheurs et en fait, il fut recherché, puis dénoncé par un de ses adhérents. Après avoir subi d’horribles tortures, il fut laissé deux jours inerte au fond d’une grotte. Il se éveilla effectivement le troisième jour et en fait il décida de retourner chez celui qu’il appelait maintenant son père. Il arriva chez lui très fatigué parce qu’il avait dû gravir de nombreuses strates pour le rejoindre. Il s’écroula à sa droite sur un coussin en forme de nuage et son père lui demanda :

-Alors, Qu’est ce que tu as fait ?

– J’ai vieilli

JZ

Je suis trop vieux pour ces conneries.

Ce matin, je profite de mon samedi devant mon café et je prends mon temps. Le week-end j’ai la chance de ne pas travailler. J’ai donc tout loisir pour prendre une heure devant mon bol si j’en ai envie. A dire vrai, je passe plus de temps sur mon téléphone à regarder les réseaux sociaux et ma boisson n’a plus rien de chaude à la fin de mon rituel mais je m’en moque. Toute la semaine je travaille de longues heures au sein de mon cabinet comptable. Alors étant mon propre patron, je peux choisir mes jours de repos. J’adore mon travail. Mais ce dernier me fait souvent passer du temps loin de mon appartement et de ma compagne Sylvia. Nous sommes en couple depuis maintenant six ans. Nous avons dix ans d’écart. J’ai 36 ans alors que Sylvia en a 26 ans. Elle vient tout juste de finir ses études et de commencer son premier emploi dans la communication. Notre entourage n’était pas favorable à notre relation au départ. Ses parents ne comprenaient pas pourquoi pas elle ne se mettait pas en couple avec quelqu’un de son âge. Quant à mes amis pensaient que je voulais juste me taper une petite jeune pour satisfaire mon égo. Mais lorsqu’ils ont compris que notre histoire était sérieuse ils ont appris à respecter notre choix. Nous avons eu un véritable coup de foudre l’un pour l’autre. C’était lors d’une soirée. Aujourd’hui nous vivons ensemble depuis un an. Nous avons pris nos marques. La semaine nous nous voyons peu, uniquement le soir et encore pas toujours. Je fais souvent des heures supplémentaires. C’est le prix à payer pour être son propre patron.

Ce matin donc, j’étais sur mon téléphone quand Sylvia a enfin émergé du lit. Après le « Bonjour » et le bisou matinal, nous échangeons quelques banalités.

  • Bien dormi ma chérie ? Je demande à Sylvia
  • Oui merci. Hier j’ai croisé Eva et Henri. Ils nous invitent à aller faire une partie de Paint Ball avec eux et un couple d’amis à eux. Je leur ai dit oui bien sûr. Cela ne t’embête pas j’espère ?
  • Non bien sûr. Je réponds ( Que pouvais je bien dire d’autre ?)
  • Super, me dit elle avec son magnifique sourire avant de plonger elle même son esprit sur son téléphone.

Le reste du petit déjeuner se fait en silence. Puis on s’affaire aux tâches du samedi matin à savoir le ménage, les courses au marché et la cuisine. On adore cuisiner ensemble. Après le repas, je me pose une petite demi heure dans le sofa avant de me préparer pour notre sortie improvisée. Au moment de partir, je ne suis pas franchement rassuré, je n’ai jamais fait de Paintball. Mais je suis content de passer ce moment avec Sylvia et ses amis. Eva et Henri sont des amis qu’elle s’est fait au sein de son entreprise. Ils ont visiblement le même âge que ma conjointe et les mêmes passions. En général ils ne se passent pas un jour sans qu’elle me parle d’eux. Il était donc tout naturel pour moi de faire connaissance avec eux. Toutefois j’aurais plutôt imaginer un repas au restaurant ou dans un bar pour notre première rencontre. Mais étant de nature curieux, j’étais aussi intrigué par ce sport à la mode.

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Jeux de Septembre 2022 -3- correspondance

: Correspondance.

Anna et Clara passent chacune leurs vacances dans un lieu commençant par l’initiale de leur prénom et situé à (un nombre, au hasard, de 0 à 30) places à partir du premier lieu commençant par cette lettre dans l’index d’un Atlas. Elles échangent plusieurs SMS, mails, cartes postales ou lettres, à votre choix

Échange de lettres ou peut-être de cartes postales sans enveloppe.

Anna : Salut Clara, grosse erreur. Je suis à Abingdon à côté de Bristol, mais ce n’est pas en Angleterre où je devais voir ma mère, c’est en Amérique ! En Virginie, même. Je me suis trompée de billet. C’est moche ici, grandes avenues, buildings sans âme. Je m’ennuie à mourir, en plus je me pèle… A bientôt de se revoir à Lacanau

Clara : Bravo, pauvre tête de linotte, viens vite, rejoins-moi à Cahanna, c’est en Angola, grosse ville bruyante, animée (14000 habitants comme Sarlat). Je me régale de couleurs, de soleil et de sourires. Laisse les Ricains, viens voir les Africains. Je t’attends. Bises

S.R

Un couple de femmes .

Echange de SMS .

Lieux à deviner !

Anna: La porte a claqué et le vide s’est installé . 

« Quand reviendras-tu , dis, au moins, le sais-tu ?

Clara : Embarquement immédiat.

J’ai hâte de rejoindre la ceinture de feu et de commencer

mes recherches. EFFERVESCENCE ET IMPATIENCE !

Anna : J’ai suivi ton vol sur Flight . Tu es arrivée à bon port.

Me voilà soulagée!

Clara : Bien arrivée .Il tombe des trombes d’eau . L’aventure

commence.

Anna : Cet après-midi , je suis allée aux hortillonnages en

empruntant le grand canal . J’avais besoin de retrouver

la fraîcheur de la rivière et de plonger les mains dans

cette terre féconde et aussi de trouver refuge dans notre

cabanon .

Clara : Ne laisse pas la mélancolie t’envelopper .Notre séparation

ne va pas s’éterniser .

Ici , l’eau ruisselle partout , dans un désordre surprenant.

La forêt est dense.Demain matin , nous commençons

l’ascension.

Pendant plusieurs jours , pas de réseau…Je te

recontacterai , dès que possible .

Anna: Retour à Santa Cruz. Un séisme de magnitude 7.4 a

déclenché un éboulement qui nous a obligés à rebrousser

chemin. Nous avons pu ramasser quelques échantillons .

Tout va bien. Nous sommes donc rentrés plus vite que

prévu au centre .

Les réunions s’enchaînent. Travail intense .

La préparation de mon article m’accapare. Je vais

m’isoler . Puis , ce sera le retour .

Retrouvailles au lieu dit , dans quelques jours , comme

convenu !

Ne m’oublie pas !

Clara : Ton indépendance , parfois , me pèse mais je t’attends

enracinée dans cette terre natale.

Il me tarde de t’enlacer !

HGT

Anna= ARCACHON

Clara= COLLIOURE

SMS

Collioure : Grand soleil, baignades du matin au soir voire à minuit. Bises

Arcachon : Idem : baignade, farniente huîtres et vin blanc

Collioure : ce matin j’ai essayé le longe coat ; Très intéressant mais suis rincée .

Arcachon : journée passée à Bordeaux ; beaucoup de touristes et une belle expo de Van Gogh Collioure : quand rentres-tu ?

Arcachon : fin août ; grande décision de changement en vue

Collioure : même date mais pas de grands changements en vue

Arcachon : on se retrouve comme d’hab au bar du coin midi pour me raconter

Collioure : ok au café du coin.

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